Moyens de pression: les constables spéciaux craignent l'outrage au tribunal

Devant la crainte de certains membres d'être emprisonnés pour outrage au... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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(SHERBROOKE) Devant la crainte de certains membres d'être emprisonnés pour outrage au tribunal pour avoir appliqué un moyen de visibilité, l'exécutif syndical du Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec est venu rencontrer les juges coordonnateurs, mardi, à Sherbrooke.

À la mi-novembre, les six constables spéciaux qui veillent au bon déroulement des audiences au palais de justice de Sherbrooke avaient rangé l'uniforme traditionnel afin de porter un t-shirt de shérif avec un pantalon de leur choix.

Ils ont mis fin aux moyens de visibilité la semaine dernière de crainte d'être accusés d'outrage au tribunal.

« Nous voulions sensibiliser les juges à notre cause. C'est le seul moyen que nous avons pour nous faire entendre », explique le président du syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec, Franck Perales.

Le président du syndicat des constables spéciaux s'appuie sur une récente décision du Tribunal administratif du Québec pour justifier la légitimité du moyen de visibilité choisi par les constables spéciaux.

« La démonstration de l'atteinte des droits protégés par la Charte et par le Code suffit à faire pencher la balance des inconvénients en faveur du syndicat. Cela est d'autant plus vrai qu'il ne bénéficie pas du droit de grève et que les moyens de visibilités sont l'une des rares alternatives dont il dispose pour exprimer son mécontentement envers son employeur et pour en informer le public. Ce moyen est par ailleurs exercé paisiblement, sans menace ni violence », explique la juge administrative Nancy Saint-Laurent de la division des relations de travail dans une ordonnance provisoire du 7 décembre dernier.

Ce moyen de visibilité a été mis en place par le syndicat des constables spéciaux pour déplorer la lenteur dans les négociations avec le gouvernement du Québec concernant le renouvellement de leur convention collective échue depuis le 31 mars 2014.

Le syndicat rappelle que les constables spéciaux sont les agents de la paix les moins bien rémunérés au sein de l'appareil gouvernemental. Le retour des moyens de visibilité a été voté par les membres syndiqués pour marquer le ras-le-bol devant la lenteur des négociations. Le syndicat assure que l'objectif des moyens de visibilité n'est pas de ralentir le processus judiciaire.

En plus de Sherbrooke et Granby, le syndicat mentionne que des problèmes ont été rencontrés à Joliette, Trois-Rivières et Mont-Laurier.

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