Policier militaire plaide coupable à des crimes sexuels

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Éric Turcotte

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(Victoriaville) Le policier militaire, pompier et ambulancier victoriavillois, Éric Turcotte, devra répondre de ses actes au cours des prochaines semaines après avoir plaidé coupable à des accusations de nature sexuelle, ainsi qu'à d'autres de harcèlement et de production de faux documents.

L'homme de 49 ans s'apprêtait à partir en mission en Égypte lorsque son passé l'a rattrapé, le 18 mai. La femme qu'il a fréquentée entre 2005 et 2010 a décidé de porter plainte pour les sévices qu'il lui a fait vivre au cours de ces années de relation.

Non seulement les deux individus ont 24 ans de différence, la victime était âgée de 14 ans lorsque l'histoire d'amour a commencé. Turcotte avait alors été invité à donner des cours de premiers soins pour le compte de la Commission scolaire des Bois-Francs. Dès la première secondaire, l'adolescente a flashé sur le secouriste.

« Elle m'a demandé si j'étais pompier, je lui ai demandé pourquoi et elle m'a dit que c'est parce qu'elle était en feu », raconte l'accusé.

La victime est revenue à la charge au cours des mois et des années qui ont suivi et la relation a évolué. Même s'il avait une conjointe et trois enfants et qu'il savait pertinemment qu'il se retrouvait en position d'autorité, Turcotte s'est prêté à des ébats sexuels et s'est investi émotionnellement.

Constatant qu'il ne laisserait jamais sa petite famille, la victime, qui avait alors atteint l'âge adulte, a mis fin à la relation en 2010. Par la suite, les deux anciens conjoints se sont vus occasionnellement. À certaines occasions, l'accusé aurait voulu retrouver la relation d'antan, mais chaque fois la jeune femme se trouvait amourachée d'un autre. Il admet avoir pu s'être laissé emporter, de là les accusations de harcèlement.

« Je l'ai toujours aimé, mais on était dans une spirale de mensonges et de manipulation, ce n'était pas très sain », affirme-t-il.

 

« J'ai pensé au suicide »

Appelée à s'exprimer à l'étape des représentations sur sentence, la victime a livré un témoignage au sein duquel elle a exprimé les séquelles laissées par cette relation survenue trop hâtivement.

« Ce que tu m'as fait vivre sexuellement, c'est une chose que je n'oublierai jamais, mais ce n'est rien comparativement à ce que tu m'as fait psychologiquement, a-t-elle lancé. Je devrai consulter longtemps afin de retrouver un équilibre dans ma vie, je ne suis plus en mesure de faire confiance à personne, j'ai l'impression que tout le monde ment, que personne n'est jamais vraiment honnête ».

S'il n'a jamais émis de menaces de s'en prendre à son intégrité physique, la jeune femme est tout de même fort inquiète d'éventuelles représailles de la part de celui qui l'a mal aimée.

« Je cours pour me rendre à ma voiture, j'ai toujours peur qu'il soit libéré, qu'il soit là, qu'il m'attaque et qu'il me tue. Je n'arrive plus à dormir, j'ai pensé au suicide, à me tuer à ma manière plutôt que ce soit lui qui le fasse », a-t-elle ajouté.

Le dossier d'Éric Turcotte reviendra au palis de justice de Victoriaville, vendredi. Les procureurs de la poursuite et de la défense iront alors de leurs plaidoyers et feront leurs suggestions en ce qui a trait à la peine à être infligé au policier.

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