Rattrapé par la justice après un an de cavale

Même si sa cavale de plus d'une année dans l'Ouest canadien et au Nicaragua l'a... (Archives La Presse)

Agrandir

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Même si sa cavale de plus d'une année dans l'Ouest canadien et au Nicaragua l'a mis sur le chemin de la réhabilitation, la justice a rattrapé un individu de 25 ans de Sherbrooke.

Julien Dumont-Blanchard a été condamné, mercredi au palais de justice de Sherbrooke, à 18 mois de détention pour des affaires liées au trafic de stupéfiants, à des voies de fait ainsi qu'à son évasion de la garde des policiers à la suite de son arrestation dans une affaire de drogue en 2015.

Une quantité de 200 grammes de cannabis, une liste de clients, un cellulaire de même que 3280 $ en argent avaient été saisis.

À la suite de son arrestation pour possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic en avril 2015, l'individu a choisi de s'exiler dans l'Ouest canadien pour se soustraire à la justice. Il craignait les conséquences d'une nouvelle peine, alors qu'il venait tout juste de terminer un séjour en prison pour semblable matière.

C'est à Vancouver qu'il a touché le fond du baril, alors qu'il a sombré dans la consommation de drogue au point de faire une psychose toxique.

Cet événement a sonné le réveil de Julien Dumont-Blanchard qui a choisi de se reprendre en main.

Il a alors entrepris de travailler dans la vallée de l'Okanagan et d'apprendre l'anglais. Quelques mois plus tard, il est parti pour le Nicaragua où il a appris l'espagnol.

En août dernier, il a décidé de revenir au Québec pour faire face à son passé. Recherché sur mandat, il s'est livré aux policiers en novembre dernier.

Il a rapidement plaidé coupable aux accusations de voies de fait, méfait, possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic, évasion de garde légale et bris de probation.

Son avocat Me Jean-Marc Bénard avait demandé au tribunal de tenir compte de cette reprise en main de son client dans l'imposition de la peine. Et le juge Conrad Chapdelaine n'a pas retenu la cavale comme facteur aggravant dans cette affaire.

« Vous avez dû toucher le fond du baril avant de faire une introspection. Vous avez plaidé coupable et arrêté votre consommation. Votre avenir vous appartient et c'est à vous de faire ce que vous en voulez (...) Je vous souhaite de rester dans cette voie de la réhabilitation », a mentionné le juge Chapdelaine.

Julien Dumont-Blanchard possédait un antécédent judiciaire de 13 mois de détention pour possession de stupéfiants dans le but en mars 2014.

C'est Me Nathalie Robidoux qui représentait ici le ministère public.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer