Charles Poulin libéré d'un lourd fardeau

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Ayant porté un lourd fardeau durant de nombreuses années, le Magogois Charles Poulin se montre soulagé par le verdict de culpabilité prononcé à l'encontre de l'homme qui a abusé de lui pendant sa jeunesse.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Magog) Ayant porté un lourd fardeau durant de nombreuses années, le Magogois Charles Poulin se montre soulagé par le verdict de culpabilité prononcé à l'encontre de l'homme qui a abusé de lui pendant sa jeunesse.

« C'est comme si la société et le système de justice avaient mis une étampe sur mon histoire attestant sa véracité, lance le Magogois, un ancien joueur de hockey professionnel. J'avais des doutes sur la façon dont mon histoire serait reçue en cour. Ça arrive, des histoires d'agresseurs qui s'en sortent malgré leur culpabilité. Je n'ai dit que la vérité et je vois que, à la fin du processus, il y a une justice. »

Les abus dont a été victime Charles Poulin remontent à plus de 30 ans. Son agresseur, Rosaire Poulin, était son parrain.

Charles Poulin a témoigné en août dans le cadre du procès concernant les gestes commis par son agresseur. Certains membres de sa famille ont également été appelés à offrir leur version des faits devant la cour à Granby.

« Ç'a été assez spécial pendant le procès parce que la personne accusée, qui était une personne de confiance à l'époque des faits, niait tout, explique cet ancien membre des Cantonniers de Magog. Il a osé dire que je n'étais jamais seul avec lui, mais c'était une affirmation complètement fausse. Si ça avait été nécessaire, j'aurais pu aller plus loin pour prouver ce qu'il a fait. »

Le Magogois assure qu'il n'a pas agi « par vengeance, mais simplement pour que les faits soient rétablis. Ce que je sais, c'est que cette personne avait vraiment un problème. »

Selon les informations transmises par Charles Poulin, la sentence qui sera imposée à Rosaire Poulin ne sera connue qu'à la fin de l'hiver. « La sentence n'est pas la chose qui me dérange le plus. Je suis prêt à tourner la page de cette histoire maintenant que sa culpabilité a été reconnue. »

Au cours des dernières années, Charles Poulin a rencontré différents intervenants, psychologue, sexologue, psychiatre et autres, pour reprendre sa vie en mains. Il affirme se sentir nettement mieux aujourd'hui qu'au moment du dépôt de sa plainte, il y a environ cinq ans.

« J'ai connu la déchéance et je ne pensais pas pouvoir travailler à nouveau à temps complet dans ma vie. Mais je me suis trouvé un travail et je fais de bonnes semaines. Je suis à nouveau un actif pour la société », déclare celui qui a tenté sa chance en politique fédérale en 2015.

S'il se fait rassurant en parlant de lui, il admet être chagriné par les impacts qu'a eus son histoire sur quelques-uns de ses proches. « Le plus dur à accepter, c'est les victimes secondaires, qui sont mes parents et mes enfants, entre autres », confie-t-il.

En terminant, le Magogois incite toutes les victimes d'agressions ou d'abus sexuels à porter plainte à la police et à demander de l'aide aux organismes susceptibles de les épauler. « Il faut y aller. Voilà ce que je leur dis. »




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