«Vous êtes un dangereux prédateur», lance la mère de la victime de Piant

Claude-Auguste Piant... (rene marquis)

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Claude-Auguste Piant

rene marquis

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(Sherbrooke) « Comment avez-vous pu manipuler autant ma fille. Vous êtes un dangereux prédateur».
La mère de l'adolescente de 15 ans, victime de Claude-Auguste Piant, a livré le fond de sa pensée avant l'imposition de la peine au délinquant sexuel.Lors d'un émouvant témoignage au tribunal, elle a exprimé les conséquences des gestes criminels de Piant sur sa fille et sa famille.

Tant la victime que sa mère sont suivies par des psychologues. «Ma fille avait un brillant avenir. Depuis cet incident, elle refoule ses sentiments et ne veut pas en parler. C'est la loi du silence. Trois mois, c'est très long», a exprimé la mère, dont le courage a été souligné par la juge Claire Desgens de la Cour du Québec. 

Revenant sur les événements et la relation virtuelle avec Piant, la mère de famille a mentionné qu'elle avait toujours fat confiance à sa fille.

«Vous avez créé chez une adolescente de 15 ans de l'anxiété, de la peur, de l'isolement, de la confusion et un refoulement d'émotions (...) Vous avez suivi vos bas instincts, vos besoins primaires. Pour nous, cette histoire ne sera jamais finie», a exprimé la mère de la victime de Claude-Auguste Piant.

Dans la lettre, cette mère de famille a mentionné qu'elle appliquerait la devise du Québec «Je me souviens» envers le criminel français.«Vous êtes un être ignoble. Nous allons nous rappeler de vous monsieur Piant», a exprimé la mère de famille.

La juge Desgens a souhaité à la famille de la victime de pouvoir rebâtir une bonne relation avec leur fille.

La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre a lancé un message global concernant les crimes de nature sexuelle sur internet.

«Dans les dossiers de leurre informatique, nous avons tendance à penser que ce n'est pas dommageable parce que ça se passe derrière un écran, ce qui est totalement faux. Les conséquences pour cette famille et cette jeune fille ont été énormes. Ça peut avoir comme conséquence de faire éclater des familles à plusieurs niveaux. Les impacts émotionnels et physiques sont énormes chaque fois et c'est comme ça dans tous les dossiers de leurre informatique (...) Aucune peine ne pourra ramener ce que la plaignante, ses parents et la famille ont perdu», estime Me Saint-Pierre qui rappelle que la famille de la victime a été consultée avant que la suggestion commune de 30 mois soit présentée au tribunal.

Claude-Auguste Piant a présenté ses excuses à la victime et à sa famille.Sortant de son mutisme pour la première fois depuis le début des procédures, il a soutenu ne pas être venu au Canada pour des raisons sexuelles.

«Le virtuel est parfois dramatique (...) J'en avais rien à foutre du sexe. Je voulais avoir du bonheur avec cette jeune fille et découvrir le Québec. Je m'excuse pour ce que j'ai fait», a mentionné Piant qui n'a pu retenir ses sanglots.En imposant la peine, la juge Desgens s'est exprimée directement à l'accusé.

«Ici, toutes les formes de crimes sexuels avec des enfants sont très graves et traités de façon sérieuse. Vous avez porté atteinte à l'intégrité sexuelle d'une adolescente à une période cruciale de son développement», a mentionné la juge Desgens en rappelant qu'il y avait une certaine forme de préméditation dans ce crime où Piant a tout quitté en France pour venir rejoindre une adolescente de 15 ans.




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