Le SPS utilisera l'arme à impulsion électrique en cas de délirium

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(SHERBROOKE) C'est principalement dans les cas de personne en délirium agité ou après un échec des négociations avec une personne présentant des problèmes de santé mentale que les patrouilleurs du Service de police de Sherbrooke utiliseront l'arme à impulsion électrique qui sera déployée à plus grande échelle le 12 décembre.

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Le capitaine à la gendarmerie, Patrick Roy, et le policier Louis-David Gilbert.

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Dès lundi prochain, les dix-sept patrouilleurs qui ont reçu la formation pourront ajouter cet outil de couleur jaune à leur ceinturon dans l'éventail des possibilités en gradation de la force.

«Il y aura trois ou quatre patrouilleurs formés au sein de chacune des cinq équipes de travail. Ces armes seront sur le terrain 24 heures par jour, sept jours par semaine. C'est l'intermédiaire entre le poivre de Cayenne et l'arme à feu. Par exemple, lors d'une menace d'un individu avec un couteau, nous pourrons utiliser le Taser. Le degré de force de cette arme pourrait nous permettre de régler la situation en toute sécurité pour nos patrouilleurs et la personne impliquée en crise ou représentant une menace», explique le capitaine à la gendarmerie du SPS, Patrick Roy.

«L'arme à impulsion électrique est utilisée juste avant l'arme létale. Le Taser fait une contrepartie à une utilisation pour une trop grande force avec des individus en délirium agité ou présentant des problèmes de santé mentale. Il permet de maîtriser un individu sans le blesser. Lors d'une situation où la personne entend raison, les policiers n'auront pas à utiliser cette arme», ajoute le directeur du SPS, Danny McConnell, qui révélait à La Tribune en septembre dernier le début des formations pour le déploiement de cette arme pour plus de policiers avant la fin de 2016.

La hausse de plus de 20 pour cent des interventions en santé mentale par les policiers du SPS n'est pas étrangère à la mise en place de cette arme intermédiaire à un plus grand nombre d'entre eux. Il s'ajoute à l'équipe d'intervention psychosociale pour ce type de situation.

«C'est un outil qui sera indispensable dans ces situations où l'on tente par négociation ou des moyens différents de régler ce type de situation où une personne est en crise reliée à ses problèmes de santé mentale souvent jumelée à des dépendances à l'alcool, à la drogue ou aux médicaments. Ils ne comprennent pas les instructions pour régler la situation avec la négociation. L'arme à impulsion électrique est un dernier recours pour maîtriser des individus pour après leur donner les soins appropriés», signale Danny McConnell.

«L'arme à impulsion électrique sera utilisée selon la menace, les circonstances et le dossier de résistance d'un suspect», ajoute le capitaine à la gendarmerie du SPS.

Disponible depuis 2004 pour le GI

Cette arme intermédiaire disponible depuis 2004 aux membres du Groupe d'intervention.

«Nous avions l'expertise et le moniteur pour implanter cette arme au sein de notre organisation. Les membres du GI avaient l'autorisation de le porter et l'utiliser lors de leurs quarts de travail depuis 2014. Ils n'étaient cependant pas disponibles en tout temps sur nos équipes», mentionne le capitaine Roy.

L'arme à impulsion électrique a été utilisée à sept reprises depuis son entrée au SPS.

«Je ne peux pas vous dire que l'utilisation de l'arme à impulsion électrique a sauvé des vies ou que nous aurions utilisé l'arme à feu, mais elles ont désamorcé les situations avec beaucoup moins de dommages. C'est une arme qui va rapporter des bienfaits autant la protection et la sécurité des policieirs que de la population», explique le capitaine Roy.

C'est le policier Louis-David Gilbert qui a donné les formations à ses collègues policiers au cours des dernières semaines.

«Tous nos policiers qui vont utiliser cette arme ont vécu la sensation de recevoir une décharge électrique avec cette arme dans le cadre de leur formation. En plus de faire mal, l'arc électrique crée une dysfonction biomuscilaire. La personne qui subit la décharge devient non fonctionnelle et ne maîtrise plus son corps. Il devient en quelque sorte comme une poche et s'effondre au sol ce qui laisser le temps aux policiers de le maîtriser », soutient le capitaine Patrick Roy.

Chaque décharge de l'arme est enregistrée sur l'appareil et la personne touchée est conduite à l'hôpital pour une évaluation médicale.

«Je ne connais aucune étude scientifique qui vient relier directement la décharge à un cas de mortalité. La personne touchée n'est cependant pas à l'abri d'une chute avec la dysfonction musculaire», indique le capitaine Patrick Roy du SPS.

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