Éric Landry plaide coupable à une tentative de meurtre

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Éric Landry

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(SHERBROOKE) Éric Landry a reconnu avoir attenté à la vie d'une femme en tentant de l'étouffer après s'être introduit par effraction chez elle pour la séquestrer en avril dernier à Sherbrooke.

Des gestes qui devraient lui valoir une peine d'incarcération en mars 2017 à la suite des observations sur la peine dans ce dossier.

L'homme de 40 ans a plaidé coupable à quatre chefs d'accusation de tentative de meurtre, introduction par effraction, séquestration et menaces de mort, mardi au palais de justice de Sherbrooke, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

Visiblement nerveux dans la salle d'audience avant de se reconnaître coupable, Landry a répondu par «oui madame la juge» lorsqu'elle lui a demandé s'il reconnaissait la trame factuelle criminelle du 8 avril dernier.

Lors de cette nuit, Landry a tenté de tuer une femme. Il s'est introduit par effraction dans son domicile de l'est de Sherbrooke avant de s'en prendre à elle.

Une ordonnance de non-publication empêche d'identifier la victime alléguée.

Dans la nuit du 8 avril dernier, l'individu a reconnu être entré par le sous-sol du domicile de la victime. Il a surpris la femme dans sa chambre à coucher alors qu'elle dormait en lui mettant du ruban adhésif sur la bouche pour l'empêcher de crier. Il l'a attachée avec de la corde, mais la victime alléguée s'est défendue. Landry a répété à de multiples reprises qu'il allait la tuer en mettant les mains sur la bouche et le nez pour l'empêcher de respirer.

Un aboiement insistant du chien de la famille a alerté l'un des enfants de la victime.

C'est l'intervention de ce dernier qui a raisonné Landry. Avant de prendre la fuite vers Joliette, Landry a affirmé regretter les gestes et avoir tenu des propos suicidaires. Il a demandé à la victime de ne pas porter plainte pour ne pas aller en prison.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme entend demander du pénitencier, soit une peine de prison de plus de deux ans.

«C'est clairement un dossier où nous allons demander une peine d'emprisonnement. La longueur de la peine dépendra du rapport présentenciel», a indiqué à La Tribune, Me Ducharme.

L'avocat de la défense Me Christian Raymond a demandé la confection d'un rapport présentenciel pour éclairer le tribunal sur la meilleure peine à imposer.

«Mon client a fait toutes les démarches imposées par le tribunal. Il a aussi respecté ses conditions à la lettre (...) Cependant, peu importe l'issue du rapport présentenciel, il n'y aura vraisemblablement pas de suggestion commune», a expliqué Me Raymond au tribunal.

Au cours des derniers mois, Éric Landry a effectué un suivi au CLSC, avec un psychologue et suivi une thérapie au Seuil de l'Estrie.

Me Raymond a d'ailleurs déposé au tribunal des rapports de suivis de toutes les démarches d'Éric Landry.

L'accusé demeure en liberté sous de sévères conditions en attendant les observations sur la peine qui se dérouleront le 31 mars 2017.

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