La prison pour un «empoisonneur de collectivité»

Yves Desaindes a reconnu s'être livré au trafic... (123RF)

Agrandir

Yves Desaindes a reconnu s'être livré au trafic de cocaïne et à la production de crack.

123RF

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) « Le message doit être clair pour ceux qui empoisonnent la collectivité. »

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du... (Archives, La Tribune) - image 1.0

Agrandir

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a insisté sur la dénonciation et la dissuasion, lundi au palais de justice de Sherbrooke, dans le dossier d'Yves Desaindes, qui a reconnu le trafic de cocaïne et la production de crack.

Archives, La Tribune

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a insisté sur la dénonciation et la dissuasion, lundi au palais de justice de Sherbrooke, dans le dossier d'Yves Desaindes, qui a reconnu le trafic de cocaïne et la production de crack.

L'individu de 54 ans a été condamné à huit mois de prison ainsi qu'à une probation de trois ans au cours de laquelle il devra effectuer 100 heures de travaux communautaires et verser 300 $ au Centre jeunesse de l'Estrie.

Desaindes était abasourdi après sa condamnation par le magistrat.

En prenant place dans le box des détenus, il a mentionné.

« Je n'en reviens pas. Je vais tout perdre. »

Depuis son arrestation pour les événements, Desaindes avait complété une thérapie pour traiter ses problèmes de dépendance aux stupéfiants.

Thérapie entrecoupée de 27 jours de détention pour bris d'engagement.

Il s'était aussi trouvé un emploi et avait repris sa vie en main, « une vie plus disciplinée ».

Lors des observations sur la peine, il avait mentionné éprouver « de la peine, de la honte et de la rage » relativement aux gestes posés en mai 2014 et 2015. L'agent de probation dans son dossier cité par le juge Dunnigan expliquait toutefois « qu'il semble peu conscient des véritables correctifs qu'il doit mettre en place afin d'éviter la rechute et la récidive ».

Agent double

Desaindes a reconnu le trafic de crack en 2014 et 2015, Desaindes a reconnu deux transactions avec un agent double.

Il a aussi reconnu avoir transformé la cocaïne en crack devant ce dernier. L'accusé a reconnu la possession de cocaïne dans le but d'en faire le trafic. Desaindes a reconnu que la vente de drogue qu'il effectuait servait à payer sa consommation.

Le juge Dunnigan a tenu compte de la nature des stupéfiants, soit le crack, un dangereux dérivé de la cocaïne, ainsi que le trafic de cette substance pendant une cause pendante pour des gestes similaires. Le magistrat retient aussi le risque de récidive.

Les nombreux antécédents judiciaires d'Yves Desaindes en matière de vol, liberté illégale et stupéfiants ont aussi été considérés par le juge dans l'imposition de cette peine.

« Il n'y a pas lieu de conclure à une démonstration particulièrement convaincante de réhabilitation bien qu'une certaine prise de conscience ait été constatée. Il faut dénoncer le comportement qu'a eu monsieur Desaindes ; il faut dissuader quiconque d'agir ainsi », estime le juge Dunnigan.

C'est Me Mélissa Gilbert qui assurait la défense de l'accusé, alors que Me Cassandra Carola représentait le ministère public.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer