Mario Cyr accusé de harcèlement criminel et d'extorsion

Mario Cyr a été accusé d'intimidation de personnes... (Archives, La Tribune)

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Mario Cyr a été accusé d'intimidation de personnes en lien avec le système judiciaire à partir de sa cellule du pénitencier de Drummondville où il purge une sentence à perpétuité.

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(Sherbrooke) Le criminel sherbrookois Mario Cyr, qui est détenu depuis 1984 pour deux meurtres, fait de nouveau face à la justice.

L'individu maintenant âgé de 60 ans a été accusé d'intimidation de personnes en lien avec le système judiciaire à partir de sa cellule du pénitencier de Drummondville où il purge une sentence à perpétuité.

Des accusations de harcèlement criminel, de tentative d'extorsion, de menaces et d'entrave à la justice ont été déposées devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Cyr a été amené devant le juge en mentionnant vouloir être représenté par Me Marc Bellemare. Ses tentatives de le rejoindre n'ont cependant pas encore été fructueuses. Le juge a donc reporté le dossier au 2 décembre prochain.

Les gestes criminels de Cyr auraient été commis entre janvier 2014 et juin 2015.

Le dossier d'enquête a été soumis en septembre au procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Claude Robitaille dans cette affaire d'extorsion et de harcèlement criminel alléguée.

Le dossier de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) explique que Cyr aurait engagé un détective privé afin qu'il rencontre un ancien enquêteur de la Sûreté du Québec pour lui demander de rédiger une déclaration sous serment pour le disculper. Il aurait publié une information mensongère sur les médias sociaux voulant que les policiers aient tenté d'éliminer cet enquêteur et l'aient laissé pour mort dans une carrière.

Rappel des événements

Mario Cyr a été condamné à la prison à vie pour avoir tué le commerçant Stanley Binette dans l'ouest de Sherbrooke en mai 1984 et un trafiquant de drogue en mars de la même année.

Il s'est vu refuser en octobre dernier toute remise en liberté conditionnelle par la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).

Cyr a essuyé des refus des libérations conditionnelles en 2010, 2012, 2014 ainsi qu'en 2015.

L'épicier Binette rentrait chez lui après sa journée de travail lorsque Cyr et un complice ont foncé dans son véhicule. L'homme qui tentait de se sauver a voulu se réfugier dans une résidence de la rue Lisieux. Cyr et son complice l'ont suivi et ont tiré deux coups de fusil.

En mars de cette même année, Mario Cyr avait comploté avec son frère pour voler l'argent d'un revendeur de drogue. Une fois que l'homme a avoué où se trouvait sa cachette sous la menace d'un couteau, Cyr l'a abattu.

Cyr a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans pour le meurtre au premier degré du revendeur de drogue. Pour celui de l'épicier, Cyr avait été reconnu coupable d'un meurtre au deuxième degré.

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