Accusés d'avoir fait boire du dégraissant à un collègue de travail

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(Victoriaville) David Lévesque Bergeron et Nicolas Roux font face à des accusations de négligence criminelle et d'empoisonnement pour avoir amené un collègue de travail à boire une bouteille de Gatorade contenant du Foamalk, un dégraissant utilisé dans l'industrie alimentaire.

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Les faits qui leur sont reprochés remontent à novembre 2010, alors que les deux accusés et la victime travaillaient à l'usine d'Olymel de Princeville. Les deux hommes respectivement âgés de 31 et 28 ans, auraient mélangé le produit chimique à la boisson désaltérante et l'auraient soumis à un collègue afin qu'il le consomme.

Ce dernier en aurait bu une bonne quantité, ce qui aurait détruit une bonne partie de son oesophage.

Selon le Journal de Montréal, ces brûlures auraient été suffisamment importantes pour qu'on doive réaliser plusieurs interventions chirurgicales dans le but de reconstruire l'oesophage de la victime à l'aide de boyaux d'intestins.

Bien que les événements ne se soient pas déroulés sur les lieux de travail. Ce serait à cet endroit que le produit nettoyant aurait été déniché. Les deux accusés ont rapidement été congédiés par la direction d'Olymel, celle-ci considérant la faute comme majeure.

Des accusations portées tardivement

Si les faits se sont produits en 2010, ce n'est que le 15 février 2016, près de six ans plus tard, que le ministère public a choisi de porter des accusations, ce qui a eu de quoi faire sursauter l'avocat de Lévesque Bergeron Me Denis Lavigne.

Ce dernier explique que son client a tenté de dissuader la victime de boire sa bouteille de Gatorade, lui expliquant qu'on avait remplacé son contenu par l'agent nettoyant. Il a contribué à l'enquête des policiers et était même considéré comme un témoin potentiel par la Couronne.

« Il a averti le coaccusé de ne pas faire ça et il a dit à la victime qu'il ne devait pas boire ça et aujourd'hui, il se retrouve accusé. C'est difficile à comprendre, je suis renversé », dit-il.

Me Lavigne a l'intention de rencontrer son vis-à-vis du ministère public Me Michel Verville afin de demander des explications en lien avec ces accusations tardives d'ici le retour du dossier au palais de justice de Victoriaville, le 13 janvier.

« Je vais essayer de comprendre ce qui s'est passé. Rien n'a changé au cours des cinq dernières années. C'est la première fois en 43 ans de pratique que je vois quelque chose du genre. Ça crée une commotion », ajoute le criminaliste d'expérience.

Si les accusations ne sont pas retirées, Me Lavigne entend déposer une requête pour délai déraisonnable. Pour ce qui est de Nicolas Roux, il sera de retour en Cour le 19 décembre.

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