Des accoudoirs auraient évité une chute fatale, dit le coroner

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(Drummondville) Le coroner Yvon Garneau estime que le décès tragique de Lucille Dupuis, survenu à la suite d'une chute fatale le 9 mai 2016 aux Résidences Pelletier, aurait pu être évité si on avait installé des accoudoirs dans chaque salle de bain ou les bénéficiaires présentaient des risques de chute.

L'accident est survenu au petit matin. Peu avant 6h, une préposée du centre d'hébergement, constatant l'absence de la victime pour déjeuner, se rend dans son appartement, où elle la trouve étendue dans son bain. Mme Dupuis porte ses vêtements de nuit et est consciente, mais saigne abondamment et semble plus étourdie qu'à l'habitude.

Elle affirme avoir glissé après s'être rendue à la toilette.

« Aucun accessoire de sécurité n'était installé dans la salle de bain de Mme Dupuis, plus précisément entre la toilette et le bain. Pour les proches, comme pour la direction de la maison d'hébergement, l'ajout d'accessoires de sécurité dans l'environnement de personnes démentes est nécessaire », suggère le coroner.

La victime est transportée d'urgence à l'hôpital Sainte-Croix où on diagnostique un hématome sous-dural. Son état de santé se détériore rapidement et on finit par lui prodiguer des soins de confort.

 

Pas une première chute

Au cours de son enquête, le coroner Garneau a constaté que la dame n'en était pas à une première chute. Victime de plusieurs problèmes de santé, Lucille Dupuis était tombée le 27 mars, un peu plus d'un mois avant les événements dramatiques, ce qui avait nécessité cinq jours d'hospitalisation.

Bien que son autonomie s'en soit retrouvée diminuée, aucune évaluation gériatrique n'a eu lieu afin d'indiquer une orientation différente pour ses soins d'hébergement. La victime a fait une autre chute, plus mineure, le 12 avril, qui n'a pas été rapportée à la famille.

Le coroner déplore également qu'il n'y ait pas eu de communication entre le centre d'hébergement, l'hôpital Sainte-Croix et le responsable du programme de soutien aux personnes en perte d'autonomie.

« Les Résidences Pelletier devraient mettre en place une procédure de communication concernant le Registre des incidents et accidents qu'elle doit tenir en vertu de la législation dans le but de déterminer si une évaluation du risque de chute est nécessaire.

Au Canada, 20 % des décès résultant de blessures sont liés à une chute. Un aîné sur trois est victime d'une chute.

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