Éric Corriveau ira en prison

Éric Corriveau a plaidé coupable aux accusations portées... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Éric Corriveau a plaidé coupable aux accusations portées contre lui.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(Sherbrooke) Coupable de crime à caractère sexuel, Éric Corriveau de Sherbrooke prendra le chemin du centre de détention en février 2017.

L'homme de 48 ans a reconnu, lundi au palais de justice de Sherbrooke, huit chefs d'accusation dans trois dossiers distincts.

Il a reconnu des accusations de leurre informatique d'une adolescente de 17 ans, d'extorsion ainsi que de production, possession et distribution de pornographie juvénile.

Un total de 393 fichiers de pornographie juvénile, principalement des adolescentes âgées de 13 à 15 ans, ont été trouvés dans son ordinateur.

La perquisition réalisée au domicile de Corriveau en 2013 a permis de saisir du matériel informatique et multimédia pour analyse.

La victime mineure dans cette affaire se trouve à l'extérieur du pays. Plus de 175 fichiers concernent cette adolescente.

Après des gestes correspondants à de l'extorsion commis par Corriveau, elle avait accepté de se déshabiller sur webcam. Corriveau avait tourné un vidéo de six à huit minutes avant de le partager sur Internet.

Il a aussi plaidé coupable à des accusations de voyeurisme, soit d'avoir enregistré du contenu sexuellement explicite de ses ébats sexuels avec des femmes et de les avoir distribués sur Internet.

Ce matériel obtenu sans le consentement des femmes avait été publié sur des sites de pornographie adulte.

Une plaignante a reçu une information selon laquelle elle se trouvait sur des sites pornographiques. C'est après avoir pris connaissance de ces images que la femme a porté plainte à la police.

Pour l'une des deux victimes, Corriveau avait même installé un logiciel espion pour accéder au contenu de l'ordinateur.

L'une de ces victimes a déposé une déclaration au tribunal et pourrait venir s'y adresser lors des observations sur la peine.

Me Marie-André Ayotte du ministère public et Me Jean Leblanc en défense doivent présenter leur suggestion commune à la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec le 2 février 2017.

« Il y a eu de longues discussions avec les victimes, les enquêteurs au dossier ainsi qu'avec Éric Corriveau », a expliqué Me Leblanc au tribunal.

« L'accusé doit d'abord régulariser sa situation, mais nous allons suggérer une peine privative de liberté », ajoute la procureure aux poursuites criminelles, Me Marie-Andrée Ayotte.

Corriveau avait été remis en liberté sous de sévères conditions dans cette affaire à la suite de son arrestation en juin 2015 par l'équipe d'enquêtes sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec.

L'accusé devait notamment poursuivre sa thérapie entreprise à CIVAS-Estrie.

Il ne doit pas posséder d'appareil pouvant prendre des photos ou des films, ne peut pas entrer en contact avec les victimes et ne peut pas occuper d'emploi où il pourrait se trouver en présence de personne de moins de 16 ans. Il lui est aussi interdit d'accéder à Internet.

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