La famille de Félix Juneau offre des garanties de remise en liberté

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Félix Juneau de Windsor saura vendredi s'il peut être remis en liberté sous conditions.

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(Sherbrooke) Félix Juneau, de Windsor, accusé d'avoir blessé gravement un autre homme en lui assénant deux coups de bâton de baseball, saura vendredi s'il peut être remis en liberté.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a pris son dossier en délibéré après avoir entendu les arguments des deux avocats au dossier lors de l'enquête sur remise en liberté qui s'est terminée, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

L'individu de 18 ans est accusé de voies de fait graves et voies de fait causant des lésions.

La victime dans cette affaire a été gravement blessée et repose toujours au CHUS. Les autorités médicales ne peuvent se prononcer sur les séquelles qu'il pourrait garder.

La bagarre à coups de bâton de baseball qui lui a causé des blessures importantes est survenue dans la nuit du 5 au 6 novembre dernier au logement de Juneau sur la rue de l'Église.

La victime dans cette affaire s'y trouvait sur l'invitation de l'une des soeurs de Juneau. La situation aurait dégénéré.

Juneau, qui dormait, a été réveillé par le bruit fait par son cousin et celui qui deviendra la victime dans cette affaire. Juneau serait sorti de sa chambre pour demander aux deux hommes de se taire. La victime alléguée dans cette affaire lui aurait donné une gifle au visage.

Félix Juneau aurait répliqué en lui donnant un premier coup de bâton de baseball avant de lui en asséner un autre alors qu'il se trouvait inanimé au sol.

Les engagements

Lors de l'enquête sur remise en liberté, la soeur aînée de Félix Juneau a offert au tribunal de le prendre sous son aile. Résidente du Bas-Saint-Laurent, elle s'engage à déménager avec son bébé pour rester avec son frère pour l'encadrer.

« Je ne prendrais pas le risque d'aller là avec un bébé de six mois si je n'avais pas confiance en lui (...) je vais faire n'importe quoi pour aider mon frère. S'il dit être prêt à s'aider, je vais l'aider », soutient la soeur aînée de Juneau qui était prête à déposer 500 $ pour le respect des conditions de son frère.

Sans approuver les gestes de son frère, elle se serait défendue si elle avait été dans la situation de son frère.

La mère de Félix Juneau s'est engagée à déposer 1000 $ pour garantir le respect de ses conditions de remise en liberté. Elle est prête à prendre la relève de l'aînée en cas de besoin.

Félix Juneau s'est aussi engagé à respecter ses conditions de remise en liberté. « Je suis prêt à tout pour sortir de prison », a-t-il assuré.

Il se dit prêt à ne pas consommer d'alcool ou de drogue, respecter un couvre-feu, à aller à l'école, reprendre son travail et suivre toute thérapie pour régler son problème d'agressivité.

« C'est un plan familial qui vous est offert même si ce sont des accusations graves. Sa soeur et sa mère sont prêtes à l'encadrer, le supporter, mais aussi à le dénoncer s'il ne respecte pas ses conditions (...) Nous avons une bonne idée de la trame factuelle dans cette affaire. La légitime défense n'est pas farfelue ou frivole. Ce sont des gestes sérieux, mais la légitime défense est vraisemblable » a mentionné au tribunal l'avocat de la défense Me Christian Raymond.

La procureure aux poursuites criminelles Me Stéphanie Landry ne voit pas le dossier de cette façon.Selon elle, les gestes de Félix Juneau « sont totalement gratuits, commis à jeun avec une arme, un bâton de baseball ».

L'avocate du ministère public croit que Juneau aurait eu d'autres choix que de donner des coups de bâton de baseball à la victime qui est âgée d'environ une dizaine d'années de plus que lui.

« L'accusé semble être prêt à faire n'importe quoi pour sortir de prison. On ne vous soumet pas un plan adapté à cette personne. Que va-t-il se passer lorsqu'il va être confronté à un élément qui va lui déplaire? Pour la protection et la sécurité du public, il faut tenir compte de son profil et de son historique », estime la procureure aux poursuites criminelles Me Stéphanie Landry.

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