«Je vais me rappeler de ces coyotes toute ma vie»

Une meute de coyotes a donné une bonne frousse à deux hommes qui se promenaient... (Archives PC)

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(Sherbrooke) Une meute de coyotes a donné une bonne frousse à deux hommes qui se promenaient dans le boisé situé derrière le parc du Debonair à Sherbrooke au cours de la fin de semaine.

L'incident qui s'est terminé sans problème pour Patrick Fortin et Jean-Daniel Poulin s'est déroulé vers 18 h 15, samedi soir dans la section du boisé situé près de la carrière du boulevard Saint-François Nord.

«Je vais me rappeler de ces coyotes toute ma vie.  Samedi, j'ai été en forêt et j'ai été surpris et encerclé par une meute de coyotes avec Jean-Daniel Poulin», explique Patrick Fortin sur sa page Facebook.

C'est l'intervention des agents du Service de police de Sherbrooke qui a permis aux deux individus de se tirer de leur fâcheuse position.

«L'un des deux hommes nous a contactés avec son cellulaire. Il affirmait être entouré de coyotes dans le bois», explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Philippe Dubois.

Les policiers ont rapidement rejoint les deux personnes qui s'étaient rendues dans le secteur avec leur cyclocross.«Les policiers ont constaté la présence d'au moins une demi-douzaine de coyotes. Ils les entendaient hurler. Les policiers ont réussi à escorter les deux hommes vers leur cyclocross. Même si personne n'a été blessé, c'est un événement pour le moins rare que des coyotes s'approchent d'êtres humains de la sorte», mentionne le porte-parole du SPS.

Le sergent François Laprise de la Protection de la Faune explique qu'il est «inusité» que des coyotes adoptent un tel comportement de se retrouver près des humains.«Le dernier cas recensé d'un coyote à Sherbrooke remonte en août 2015 sur la rue Roy. En règle générale, le coyote craint l'être humain. Cependant, certains ont peut-être développé une plus grande tolérance étant donné qu'ils se trouvent plus souvent en zone urbaine. Il y a aussi la possibilité que ce soit des chiens errants», explique le sergent Laprise.

Ce dernier convient que l'événement décrit au cours de la fin de semaine près du parc du Debonair est pour le moins particulier.«Si un animal est menaçant, il fait avoir l'attitude de se montrer imposant et de se retirer tranquillement. Rien ne sert de courir parce que ça peut avoir un effet inverse», explique le sergent François Laprise.

Le directeur général des sentiers de l'Estrie Jean Lacasse mentionne qu'il n'est pas surpris de la présence de coyote dans ce secteur, mais davantage de leur proximité avec des humains. Les sentiers de l'Estrie traversent le boisé situé derrière le parc du Debonair.

«Je reste à Lennoxville, à une dizaine de minutes de Sherbrooke et j'entends régulièrement des coyotes. Si on peut les entendre régulièrement, il est rare de les voir. Un coyote est une bête relativement petite qui n'est aucunement un prédateur de l'être humain, bien au contraire. Il en a peur. S'il fait le contraire, ce n'est pas un comportement qui est naturel pour cet animal», indique M. Lacasse.

Sur sa page Facebook, Patrick Fortin a partagé les reportages de tous les médias qui ont repris l'histoire.«Je vous demande de partager en grand nombre afin de bien prévenir du danger les citoyens qui s'aventurent dans les bois...», explique Patrick Fortin sur les médias sociaux.

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