Le dossier d'Éric Corriveau pourrait avancer de façon importante

Le dossier judiciaire d'Éric Corriveau accusé de nombreux crimes à caractère... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Le dossier judiciaire d'Éric Corriveau accusé de nombreux crimes à caractère sexuel pourrait avancer de façon importante d'ici la fin novembre.

Devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec mercredi au palais de justice de Sherbrooke, les avocats au dossier Me Jean Leblanc en défense et Me Marie-Andrée Ayotte pour le ministère public ont mentionné que les discussions se poursuivaient «pour faire avancer le dossier».

L'individu de 46 ans est accusé de divers chefs d'accusation de possession, distribution et production de pornographie juvénile, extorsion, voyeurisme et leurre d'enfants.

Corriveau a été remis en liberté sous de sévères conditions en juin 2015, une semaine après son arrestation.

Il ne doit pas posséder d'appareil pouvant prendre des photos ou des films, ne peut pas entrer en contact avec les victimes et ne pas occuper d'emploi où il pourrait se trouver en présence de personne de moins de 16 ans. Il doit poursuivre sa thérapie entreprise à CIVAS-Estrie. Il lui sera aussi interdit d'accéder à Internet, devra annuler son abonnement et ne pourra posséder ou accéder à un ordinateur.

Corriveau avait été arrêté par l'équipe d'enquêtes sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec.

Selon la SQ, Corriveau aurait filmé et diffusé des images de plusieurs femmes impliquant de la nudité ou impliquant de la sexualité à leur insu. Il aurait aussi produit et distribué des images de pornographie de mineurs.

La perquisition réalisée au domicile de Corriveau en 2013 a permis de saisir du matériel informatique et multimédia pour analyse.

Les policiers ont analysé plus d'un million de fichiers de pornographie saisis chez Corriveau au cours des trois dernières années avant de porter des accusations.

Des images sur 15 ans

Les fichiers problématiques s'échelonnent d'avril 1998 à janvier 2013 soit une période d'environ quinze ans.

Il aurait aussi infiltré l'ordinateur d'autres personnes dont des mineurs afin d'obtenir des images compromettantes. Éric Corriveau aurait utilisé ces images pour en obtenir davantage des victimes alléguées.

Des ébats sexuels avec une mineure filmés

Selon le mandat de perquisition émis en 2013 aux enquêteurs du Service de police de Sherbrooke, Corriveau aurait filmé des ébats sexuels consentant avec une mineure, mais à l'insu de cette dernière.

Quelques années plus tard, la plaignante a reçu une information selon laquelle elle se trouvait sur des sites pornographiques. C'est après avoir pris connaissance de ces images que la plaignante a porté plainte à la police.

Le dossier d'Éric Corriveau reviendra devant le tribunal le 21 novembre prochain.

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