Cruauté envers les animaux : Tamara Friedmann acquittée

Tamara Friedmann devra respecter une série d'engagements au cours... (La Tribune, Yanick Poisson)

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Tamara Friedmann devra respecter une série d'engagements au cours de la prochaine année.

La Tribune, Yanick Poisson

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Le procureur de la Couronne Me Michel Verville n'avait finalement pas de preuve à présenter, mercredi matin, lors du procès de Tamara Friedmann, cette femme de 39 ans accusée de deux chefs en matière de cruauté avec les animaux.

Plutôt que d'aller à procès, Me Verville et sa consoeur Me Mia Mannochio en sont venus à une entente au sein de laquelle, Mme Friedmann s'est engagée à respecter une série de conditions en vertu de l'article 810. En plus de garder la paix et d'avoir une bonne conduite, elle ne pourra posséder plus de deux chiens au cours des deux prochaines années. Si elle respecte cette entente, elle n'aura pas de dossier criminel et pourra acquérir d'autres animaux dans le futur.

« Est-ce que je suis satisfaite? Oui, mais pas complètement. Je suis innocente et je le sais, mais je ne suis pas du genre à parier et à subir un procès qui aurait pu se jouer sur un coup de dé. Je crois que c'était le meilleur compromis dans les circonstances », affirme la dame de Notre-Dame-de-Ham.

Mme Friedmann devra maintenant régler ses dossiers devant la cour municipale. Cette dernière a reçu des contraventions en lien avec la quarantaine d'animaux qu'elle gardait lorsque les policiers ont fait irruption chez elle, le 17 février 2014. Ils répondaient alors au déclenchement d'un système d'alarme.

 

« Les animaux ont toujours été là pour moi »

Mme Friedmann se défend bien d'avoir maltraité ne serait-ce qu'un seul animal, elle affirme avoir de solides explications pour les trois animaux retrouvés sans vie sur sa propriété à l'hiver 2014. Elle ne pouvait toutefois pas en faire état vu les causes pendantes au municipal. Elle maintient que les lieux n'étaient pas insalubres, contrairement à ce qu'auraient affirmé certains enquêteurs.

En fait, la dame soutient avoir un amour inconditionnel pour les animaux, et ce, depuis toujours. À l'âge de six ans, elle hébergeait des chats errants et à dix ans, elle prenait soin d'écureuils. Les animaux lui ont remis la pareille au début des années 2000, la soutenant mentalement lorsqu'elle a été frappée par la fibromyalgie et lors du décès de sa fille de six ans, en 2012.

« Les animaux ont toujours été là pour moi lorsque les autres personnes n'y étaient pas. Ils m'ont sauvé la vie, je ne serais pas ici sans eux, raconte-t-elle. Le seul fait de devoir m'occuper d'eux quotidiennement m'a beaucoup aidé à redonner un sens à ma vie lorsque ma fille est morte ».

 

Une médiatisation embarrassante

Tamara Friedmann a éprouvé beaucoup de tristesse depuis les événements de février 2014. Celle de se faire retirer ses animaux, mais surtout celle de vois ses enfants s'ennuyer de ces animaux. « Ils me demandaient toujours : quand vont-ils revenir, quand est-ce que je pourrai aller les nourrir dans la grange? C'est difficile pour une mère », relate-t-elle.

C'est toutefois la médiatisation de l'affaire qui a causé le plus d'ennuis. En plus d'alerter la DPJ, qui a finalement laissé tomber le dossier, la diffusion des procédures judiciaires a jeté un doute dans l'esprit de l'école ADS de Danville qui a suggéré que l'on expulse l'une des enfants de Mme Friedmann.

« Après avoir vu l'histoire dans les journaux, plusieurs personnes se sont plaintes et nous n'étions plus les bienvenus. J'espère que ça va s'arranger, maintenant que je suis acquittée », souhaite-t-elle.

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