«Nous ne sommes pas ici pour faire le procès d'Arnaud de Sorgher»

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(SHERBROOKE) «Nous ne sommes pas ici pour faire le procès d'Arnaud de Sorgher ou une enquête exhaustive sur la naturopathie.»

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Luc Malouin

Archives La Presse

Le coroner Me Luc Malouin entend depuis jeudi au palais de justice de Sherbrooke l'enquête publique pour clarifier les circonstances entourant le décès d'Angèle Langlois le 19 novembre 2014.

D'entrée de jeu, le coroner a voulu préciser l'objectif de l'audience qui demeure de comprendre ce qui s'est passé.

«Il faut d'abord déterminer les causes et circonstances du décès. Il faut savoir ce qui s'est passé. Si nous sommes capables de démontrer un lien entre les manipulations et le décès, on se posera des questions concernant les recommandations à faire dans une deuxième étape», a précisé le coroner Malouin.

Le conjoint d'Angèle Langlois, Wilfrid Gilbert, a expliqué au coroner qu'il avait parlé à 21h25 la veille de son décès. «Elle m'a dit qu'elle avait très mal à la tête. Appelle-moi demain. Je vais me coucher. Ça été ses dernières paroles», a indiqué M. Gilbert.

Ce dernier a mentionné que sa conjointe et lui avaient consulté Arnaud de Sorgher à plusieurs reprises. Consultations qui avaient donné de bons résultats, mais qu'il n'y avait pas eu d'évaluation médicale préalable aux manipulations.

«On me faisait un traitement en fonction du mal que j'avais», a expliqué M. Gilbert.

Le coroner Malouin a invité Arnaud de Sorgher à effectuer la manipulation faite sur le témoin au bénéfice des experts intéressés dans la salle d'audience.

Arnaud de Sorgher a affirmé qu'il se peut que ce soit ce type de manoeuvre qui a été faite à Angèle Langlois.

Ce dernier a pris la barre en fin d'avant-midi. Il a expliqué ses longues années d'études en kinésithérapie et son expérience dans ce domaine en Belgique, qui n'ont jamais été reconnues au Québec.

Il explique qu'Angèle Langlois est venue la consulter à plusieurs reprises pour des douleurs cervicales et dorsales.

«C'était souvent son motif de consultation», a expliqué M. De Sorgher qui est arrivé au Québec en 2001.

«Il y a des chances que ce soit la manoeuvre que j'ai démontrée qui a été faite, mais sans certitude.»


La consultation d'Angèle Langlois du 19 novembre 2014 auprès d'Arnaud de Sorgher concernait  des douleurs cervicales sans qu'elle ne lui ait parlé de problème de maux de tête ou de migraine.

«J'ai fait une manipulation de type ostéopathique. Je ne faisais pas la même chose à chaque client (...) Je n'ai pas de souvenir de la manoeuvre que j'ai faite le 19 novembre. Il y a des chances que ce soit la manoeuvre que j'ai démontrée qui a été faite, mais sans certitude», a mentionné Arnaud de Sorgher.

Avec sa conjointe comme «mannequin», Arnaud de Sorgher a été invité par le coroner, pour le bénéfice des experts des ordres professionnels, à effectuer quatre manoeuvres qu'il effectuait pour des douleurs cervicales.

Lors de son témoignage, Arnaud de Sorgher a précisé qu'il demandait à ses clients les motifs de leur visite lors de leur consultation.

L'enquêteuse Nathalie Dubois du Service de police de Sherbrooke a témoigné en début d'audience à l'effet que le décès de Mme Langlois était une cause naturelle. Elle a transmis les déclarations du fils de Mme Langlois et d'Arnaud de Sorgher au coroner Gilles Sainton.

C'est ce dernier qui avait rédigé le rapport initial.

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