Un décès causé par des médicaments, des drogues... et trop d'eau

Le rapport du coroner Yvon Garneau confirme que Sylvain Noël Bougie est décédé... (Archives La Presse)

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(Drummondville) Le rapport du coroner Yvon Garneau confirme que Sylvain Noël Bougie est décédé d'un oedème pulmonaire provoqué par une consommation abusive d'eau, le 27 février dernier, à Drummondville.

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Yvon Garneau

Photo fournie

L'homme de 47 ans était diagnostiqué schizophrène et potomane (soif psychogène) depuis le 16 janvier 2015, il était médicamenté et suivi à son domicile par une travailleuse sociale.

L'analyse du coroner révèle que le soir du drame, M. Noël Bougie avait consommé du cannabis et des méthamphétamines. Il avait également pris sa médication tardivement, si l'on se fie aux analyses toxicologiques. Autant de facteurs qui peuvent expliquer qu'il ait consommé une quantité d'eau suffisante pour se donner la mort.

« Les concentrations élevées de médicaments dans son sang suggèrent, selon le spécialiste, une consommation prise tard en soirée, fort probablement un court moment avant son décès. Aussi, l'enquête policière a révélé que M. Bougie ne prenait pas assidûment sa médication », écrit le coroner.

Les faits 

Me Garneau évalue à au moins une dizaine le nombre de verres d'eau que la victime a ingurgités au cours de cette soirée du 27 février. Par la suite, elle a semblé plus lunatique que d'habitude, même si ses amis savaient pour sa schizophrénie. Quelques minutes avant minuit, il est tombé en convulsions, puis a fait un arrêt cardio-respiratoire.

« Avant même de faire le 911, une amie entreprend de faire des manoeuvres de réanimation en pratiquant le bouche à bouche tandis qu'un autre fait des massages en comprimant sa cage thoracique. Une bonne quantité d'eau sort de la bouche de M. Bougie et il reprend une respiration difficile en râlant », raconte le spécialiste.

À leur arrivée, les policiers ont poursuivi les manoeuvres et ont également constaté l'éjection d'une grande quantité d'eau de sa bouche.

Son coeur a finalement cessé de battre vers 0h20.

Selon Yvon Garneau, il est rare que la potomanie entraîne un oedème pulmonaire, mais ce n'est pas impossible. La potomanie est associée à des désordres électrolytiques qui peuvent entraîner convulsions, coma et mort.

« Il s'agit d'un décès survenu dans un contexte très inhabituel », convient le coroner.

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