Neuf mois de plus pour Guy Boucher

La procureure aux poursuites criminelles Me Stéphanie Landry... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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La procureure aux poursuites criminelles Me Stéphanie Landry a présenté une suggestion commune de peine dans le dossier de Guy Boucher.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(Sherbrooke) Guy Boucher du Canton de Cleveland a reconnu des gestes d'intimidation, mardi, au palais de justice de Sherbrooke et restera détenu pour encore neuf mois.

Le criminaliste Me Alexandre Caissie défendait Me Guy... (La Tribune, René-Charles Quirion) - image 1.0

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Le criminaliste Me Alexandre Caissie défendait Me Guy Boucher.

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À peine libéré de prison à la suite de sa condamnation dans l'opération « kayak » pour une affaire de stupéfiants, Boucher avait été arrêté en mars 2016 pour être accusé de gestes commis en 2009 et 2016.

Devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, l'individu de 50 ans a reconnu qu'entre le 1er janvier 2009 et 1er mars 2016, il a utilisé les menaces ou la violence pour forcer deux personnes, un individu criminalisé et sa conjointe, à lui rembourser une dette de 70 000 $.

« Je n'ai frappé personne. Je ne suis allé que parler à ces gens-là pour avoir mon argent », a répété Guy Boucher à la juge.

La procureure aux poursuites criminelles, Me Stéphane Landry, a expliqué au tribunal que ces accusations sont l'aboutissement d'un climat de crainte et de menaces envers les plaignants. C'est un événement où Boucher est débarqué chez les victimes pour se faire rembourser une somme due en mars 2015 qui les a incités à porter plainte.

« C'est la culmination de plusieurs éléments qui a incité les plaignants à se rendre à la police », explique Me Landry.

Les deux victimes dans cette affaire étaient d'ailleurs escortées au palais de justice de Sherbrooke.

« Depuis leur témoignage à l'enquête préliminaire, ils n'ont plus jamais eu de nouvelle de Guy Boucher pouvant les faire craindre pour leur sécurité ». Ils ne souhaitent pas que Guy Boucher soit condamné à une longue peine de prison, mais ils veulent avoir la paix avec un encadrement le plus long possible », a indiqué Me Landry au tribunal.

Guy Boucher et la victime de cette affaire qui présente un passé judiciaire se sont connus en prison en 1996. L'avocat de la défense Me Alexandre Caissie a expliqué que les montants d'argent que les victimes devaient à Guy Boucher faisaient l'objet de prêts privés entre eux. À un certain moment, l'emprunteur avait contracté une assurance-vie avec Guy Boucher comme bénéficiaire pour garantir la créance.

« Il n'est aucunement question de prêt usuraire ici. Certaines fois, l'emprunteur tombait à zéro et retournait emprunter de l'argent à Guy Boucher », a expliqué Me Caissie au tribunal.

Guy Boucher a signé une quittance de dette envers les victimes.

Une peine de neuf mois de prison a été ajoutée aux sept mois, comptés en temps et demi, qu'il a déjà purgés en détention provisoire. Une probation de trois ans avec un interdit de contact direct ou indirect avec les victimes et leurs familles a été imposée.

« Je ne veux plus jamais avoir de contacts avec ces personnages-là. Plus jamais de ma vie », a assuré Boucher au tribunal.

La juge Desgens a rappelé à l'accusé qu'il était inacceptable de régler des conflits par la menace ou la violence avant d'entériner la suggestion commune des deux avocats au dossier.

Aussi accusé dans cette affaire, Yves Paris, défendu par Me Michel Dussault, a été acquitté.

Guy Boucher possède de nombreux antécédents judiciaires, dans le projet « kayak », il a écopé d'une peine de 45 mois de détention.

Boucher avait reconnu le complot pour le trafic de 8900 pilules de méthamphétamine et la production de cannabis à Weedon.

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