Un entraîneur de hockey coupable de voies de fait

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Un entraîneur de hockey a été trouvé coupable de voies de fait simple à la suite d'une altercation avec un joueur de l'équipe adverse survenue à l'aréna de Magog en mars 2015.

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(Sherbrooke) Une escarmouche entre un joueur de hockey et l'entraîneur adverse lors d'un match Midget BB à Magog s'est terminée par une condamnation criminelle de ce dernier au palais de justice de Sherbrooke.

L'entraîneur de l'équipe de Farnham a été trouvé coupable de voies de fait simple à l'endroit d'un joueur de l'équipe des Cantonniers de Magog par le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec.

Les événements se sont déroulés le 21 mars 2015 à l'aréna de Magog lors d'un match de séries éliminatoires Midget BB.

À la fin de la deuxième période, le plaignant s'est rendu au banc des joueurs de l'équipe adverse pour les narguer.

L'entraîneur de l'équipe adverse a mis un pied sur le banc des joueurs et a agrippé la grille du joueur pour le tirer vers le banc des joueurs. Le joueur magogois s'est retrouvé sur le banc des joueurs adverses et son casque a été arraché.

Une mêlée au banc des joueurs a suivi ces gestes entre le plaignant et l'entraîneur de l'équipe de Farnham. Le plaignant s'est retrouvé avec une blessure au-dessus de la lèvre.

Le plaignant s'est décrit devant le tribunal comme un joueur « compétitif, arrogant et qui aime narguer les autres. »

L'arbitre du match, qui a témoigné au procès, a corroboré les faits. Il a remarqué l'entraîneur tirer le casque et l'enlever au joueur adverse à partir du banc. L'entraîneur s'est retrouvé avec le casque dans les mains.

Dix minutes

Lors du match, le plaignant a reçu dix minutes de mauvaise conduite et l'entraîneur a été expulsé du match.

Le juge Éric Vanchestein n'a pas retenu la défense de l'accusé, qui soutenait que le geste posé était un réflexe visant à se protéger et non dans l'intention d'un voie de fait.

Le tribunal a retenu que la version de l'accusé n'était ni crédible ni fiable.

« Celui-ci tente de diminuer sa responsabilité en minimisant les gestes », estime le juge Vanchestein.

Le magistrat retient que l'entraîneur s'est retrouvé avec les doigts à travers la grille en appliquant une certaine force, et que le joueur adverse a dû tirer à deux reprises pour se dégager.

« L'accusé gardait le bras raide et tenait le casque sans aucune justification. Ce simple geste constitue en soi l'application de la force à l'égard du plaignant sans son consentement », détermine le juge Vanchestein.

Le plaignant était présent avec son père pour le jugement.

C'est Me Marie-André Ayotte qui représentait le ministère public, alors que Me Jocelyn Grenon défendait l'accusé.

Les observations sur la peine dans ce dossier se dérouleront le 7 novembre prochain au palais de justice de Sherbrooke.

Le hockey à l'origine d'autres causes criminelles

La mise en accusation criminelle d'acteurs à un match de hockey demeure un phénomène rare, mais qui n'est pas exceptionnel.

Au fil des ans, plusieurs causes impliquant des équipes de l'Estrie ont connu des rebondissements criminels.

L'un des plus récents dossiers demeure l'accusation de voies de fait causant des lésions à l'endroit d'un arbitre porté contre un ex-joueur de la ligue junior AA Estrie-Mauricie.

Les événements reprochés à Olivier Marcotte seraient survenus le 21 février 2016 à l'aréna Pierre-Provencher de Nicolet lors d'un match de séries éliminatoires opposant l'équipe de Pétroles Courchesne de Nicolet à celle du Hockey Expert de Sherbrooke. Cette affaire est encore devant les tribunaux.

En août 2013, le dur à cuire Joël Thériault, qui jouait pour l'Isothermic de Thetford Mines a été acquitté des accusations qui pesaient contre lui à Sherbrooke. Celui-ci était poursuivi pour voies de fait causant des lésions corporelles, après avoir mis en échec par l'arrière le joueur du Saint-François de Sherbrooke Alex Lord lors d'un match de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) qui s'est déroulé en septembre 2010.

Javelot

Lors d'une mêlée générale durant une partie le 7 décembre 2007, l'entraîneur adjoint du Caron et Guay de Trois-Rivières Éric Haley était monté sur le banc de son équipe et a lancé un bâton à la manière d'un javelot vers la foule. Haley a été reconnu coupable d'avoir blessé un jeune partisan du Saint-François par ce geste, soit de voies de fait armées et voies de fait causant des lésions.

L'entraîneur adjoint du Caron et Guay de Trois-Rivières a été condamné à respecter les conditions d'une probation pour une année et à verser un dédommagement de 1000 $ à la victime. La Cour supérieure avait rejeté l'appel dans cette affaire.

Jos Canale et Daniel Vincelette, entraîneurs des défunts Castors de Sherbrooke, avaient obtenu une absolution inconditionnelle après avoir été reconnus coupables de voies de fait armées pour des gestes commis le 27 mars 2000 à Rouyn-Noranda.

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