Décès d'un patient: L'Hôtel-Dieu d'Arthabaska n'est pas mise en cause

Le rapport du coroner Pierre Bélisle révèle que les membres de la famille de... (Archives, La Presse)

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Le rapport du coroner Pierre Bélisle révèle que les membres de la famille de Charles-Yvon Gagné ont monté en épingle une information erronée provenant de membres du personnel soignant et que tant l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska que ses employés ont agi convenablement le 12 mai, lors du décès de l'homme de 78 ans.

Lorsqu'elle a communiqué avec les médias, la famille de la victime, visiblement mal informée par un membre du personnel, a suggéré que leur proche avait appelé à l'aide pendant 45 minutes avant que l'on intervienne à son chevet et que le décès serait attribuable à un ce délai d'attente indue.

Or, à la lecture du rapport du coroner, on apprend que M. Gagné était diabétique et oxygéno-dépendant. On apprend aussi que son état de santé s'était dégradé à un point tel que la famille et le personnel soignant avaient convenu de lui administrer des soins de confort en attendant son décès. La victime avait demandé à ce qu'on ne la réanime pas advenant un arrêt cardiaque. 

«Lev= 12 mai, le médecin traitant à communiqué avec l'une des filles de M. Gagné pour l'informer que ce dernier venait d'avoir une défaillance cardiaque qui aurait pu avoir une issue fatale. Par la suite, l'état de santé de M. Gagné se dégrade rapidement et il faut se résoudre à des soins de confort: la fin est proche», écrit-il.

Le rapport fait également état de visites successives de travailleurs de l'établissement de santé entre le départ de la famille, à 17h30, jusqu'à son retour à 18h40, un peu plus d'une heure plus tard. L'homme ne peut pas avoir fait entendre sa cloche pendant 45 minutes sans qu'on lui vienne en aide.

«À 18h, une inhalothérapeute se présente à la chambre et évalue les fonctions respiratoires. À 18h15, un préposé entre dans la chambre et constate que M. Gagné dort. À 18h30, un autre préposé, qui quitte pour son heure de repas, est formel qu'à ce moment aucune cloche d'alerte ne sonne sur l'étage. Il est vrai que de 18h30 à 18h40, plusieurs cloches sonnent, dont celle de M. Gagné», rapporte le coroner Bélisle.

L'Hôtel-Dieu d'Arthabaska a précisé qu'il y avait trois équipes soignantes sur l'étage à ce moment et qu'une seule quitte à la fois pour le repas. Lorsqu'une infirmière auxiliaire se rend dans la chambre de M. Gagné vers 18h40, ce dernier est en arrêt cardio-respiratoire. Ignorant que la victime obtient des soins de confort, elle déclenche le code de réanimation, lequel est annulé quelques instants plus tard.

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