Des sorties accordées à Blais-Skorvaga

Youri Blais-Skorvaga a obtenu des permissions de sortie... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Youri Blais-Skorvaga a obtenu des permissions de sortie de la maison de transition.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(Sherbrooke) Accusé d'avoir soutiré plus de 70 000 $ à sa grand-mère contre son gré, Youri Blais-Skorvaga a obtenu des permissions de sorties de la maison de thérapie où il réside.

Youri Blais-Skorvaga avait accepté en août dernier de se rendre en thérapie fermée pour vaincre ses problèmes de dépendance qui l'auraient mené à extorquer sa grand-mère durant plusieurs mois.

L'homme de 25 ans est accusé de vol, fraude, harcèlement criminel, voies de fait et voies de fait armées ainsi que de production de cannabis.

Pour être remis en liberté, il s'était engagé à résider à la maison de thérapie 24 heures par jour, sept jours par semaine. Il ne peut notamment pas posséder de documents bancaires qui ne sont pas libellés à son nom, ne pourra porter d'arme ou consommer de drogue ou d'alcool.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a permis qu'il puisse bénéficier de sorties sporadiques après avoir obtenu l'autorisation des intervenants de la maison de thérapie. Cet allégement à ses conditions lui permettra de valider les acquis réalisés au cours des dernières semaines.

Le Sherbrookois est accusé d'avoir vraisemblablement soutiré une importante somme d'argent à sa grand-mère entre janvier 2014 et juillet 2016.

Cette dernière accompagnait l'accusé, mardi, au palais de justice de Sherbrooke et semblait l'appuyer. Une condition de ne pas entrer en contact avec elle avait été émise sauf avec son consentement.

C'est un appel de l'octogénaire au Service de police de Sherbrooke le 30 juillet dernier qui avait permis de mettre fin au manège de l'accusé.

Youri Blais-Skorvaga aurait utilisé divers moyens de violence physique et psychologique pour soutirer de l'argent à sa grand-mère âgée. Bien connu des milieux policiers, l'individu de 25 ans possède des antécédents en matière de stupéfiants, harcèlement et bris de probation. En 2010, Youri Blais-Skorvaga a été condamné à une peine de six mois de détention dans la collectivité pour une affaire de stupéfiants, alors qu'il a écopé d'une amende en 2012 dans une affaire de harcèlement.

Me Christian Raymond en défense et Me François Parent du ministère public, ont reporté le dossier au 14 novembre prochain.

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