Drame mortel au pavillon Argyll

Une altercation entre deux résidents a entraîné la... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Une altercation entre deux résidents a entraîné la mort d'un homme de 74 ans vers 22 h, lundi soir, dans une unité du deuxième étage du centre d'hébergement Argyll où tous les occupants sont en perte d'autonomie importante.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Une altercation entre deux résidents de l'hôpital et centre d'hébergement Argyll du CIUSSS de l'Estrie-CHUS s'est terminée en drame avec le décès de l'une des deux personnes impliquées.

« Toutes les hypothèses allant jusqu'à l'homicide seront étudiées. L'un des deux hommes est décédé à la suite de cette altercation. Les enquêteurs vont analyser si un lien de cause à effet peut être établi entre la bagarre et le décès. Il n'est pas exclu que des accusations puissent être portées », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

L'événement entre les deux résidents de 72 et 74 ans est survenu vers 22 h lundi soir, dans une unité du deuxième étage où tous les occupants sont en perte d'autonomie importante. Sur cette unité, la totalité des résidents ont des atteintes cognitives et font l'objet d'une supervision.

Le Service de police de Sherbrooke a été avisé de la situation vers 10 h, mardi matin.

« Le décès de l'homme de 74 ans a été constaté sur place. L'autre homme impliqué sera rencontré au cours des prochaines heures », mentionne le porte-parole du SPS.

« Hier (lundi), à 22 h 9, une mort suspecte est survenue dans une unité d'hébergement de cette installation suivant une altercation entre deux résidents. Le personnel est intervenu, un médecin a été appelé et a constaté le décès de l'un d'entre eux », ajoute le communiqué de la direction du CIUSSS de l'Estrie-CHUS qui assure le SPS de son « entière collaboration ».

Les enquêteurs du SPS ainsi que le Service d'identité judiciaire se sont rendu au pavillon Argyll pour faire progresser l'enquête au cours de la journée, mardi.

« Les enquêteurs sont présentement en attente d'informations de la part du bureau du coroner ainsi que du pathologiste pour déterminer les causes du décès. Les enquêteurs doivent aussi rencontrer les témoins », indique le porte-parole du SPS.

Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS n'a pas voulu de donner de détails supplémentaires sur les événements ni sur le délai entre le moment des événements, lundi soir vers 22 h, et celui où le SPS a été avisé, mardi vers 10 h

« Une enquête est en cours. Je n'ai pas d'information sur ce qui a pu se passer entre le moment des événements et mardi matin. Probablement que l'enquête nous le dira et nous serons en mesure de donner des éléments complémentaires en point de presse mercredi », explique Mme Moreau.

Le CHUS déploie son arsenal d'aide

Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS a mis en branle tout l'arsenal d'aide pour soutenir les résidents, les familles de même que les employés touchés de près ou de loin par les tristes événements où un résident a perdu la vie de façon tragique.

Les familles impliquées ont été contactées mardi vers midi.

« Toute notre énergie a été mise à supporter les familles près de ces événements. Nos préoccupations sont tournées vers elles ainsi que les autres familles qui ont des proches sur l'unité où l'événement est survenu », explique la directrice des programmes de soutien à l'autonomie au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Sylvie Moreau.

Les familles des 36 résidents de l'unité où est survenu l'événement ont également été contactés, mardi vers midi, pour leur expliquer la situation et leur offrir du support.

« Tout le monde est ébranlé. Nous avons voulu apporter du support. Nous avons mobilisé nos intervenants psychosociaux, psychologues et d'urgence détresse qui sont habilités à intervenir dans de telles situations. Nous avons agi rapidement. Nous sommes préoccupés par ce qui est arrivé et nous avons mis les mesures en place rapidement. Leurs proches sont en sécurité. Peu importe si des gens ont assisté ou non à l'événement, nous voulons offrir le support aux gens touchés », assure Mme Moreau.

Les employés ont aussi été tenus en compte dans ce processus.

« Tous nos employés qui ont connu de près ou de loin les personnes impliquées vont être rencontrés ou vont l'être au cours des prochaines heures. C'est difficile émotivement pour ceux qui travaillent avec eux au quotidien », indique Sylvie Moreau.

Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS va faire sa propre enquête à la suite de cet événement.

« Nous allons collaborer à l'enquête policière bien entendu. Il y a des événements que nous allons tenter d'éclaircir. Il y a des éléments au niveau de la qualité de la sécurité que nous allons analyser. Ça fait partie de nos processus habituels lorsque des événements surviennent », assure la directrice des programmes de soutien à l'autonomie.

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