Opération Muraille: les accusés demeurent détenus

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Neuf accusés arrêtés dans le cadre de l'opération Muraille resteront détenus jusqu'à la fin des procédures judiciaires.

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(Sherbrooke) Neuf accusés arrêtés dans le cadre de l'opération Muraille resteront détenus jusqu'à la fin des procédures judiciaires.

Les deux têtes dirigeantes alléguées du réseau, soit Richard Skinner de Cowansville et André Madore de Roxton Falls, n'échappent pas à la décision rendue par la juge Fabi.

Le réseau de trafiquants de stupéfiants allégué de la région de Granby a été démantelé le 29 juin dernier dans le cadre de cette frappe policière. Trente-six individus ont été accusés au terme de l'opération où 54 personnes impliquées vraisemblablement dans l'approvisionnement, la distribution et le trafic de stupéfiants ont été arrêtées.

Dans ce dossier, la grande majorité des individus sont accusés de complot pour trafic de cocaïne, méthamphétamine, MDMA, cannabis et haschich entre le 15 mars 2015 et le 29 juin 2016 à Granby, Repentigny, Brossard et ailleurs au Québec et en Ontario ainsi que de trafic de ces substances à Granby et ailleurs au Québec et en Ontario.

Les accusés qui subissaient leur enquête sur remise en liberté devaient démontrer au tribunal que leur détention n'était pas justifiée.

L'une après l'autre, la juge Fabi a rejeté les demandes de remise en liberté sous conditions des prévenus. Les éléments de preuve révélés sont frappés d'une ordonnance de non-publication.

En plus des deux têtes dirigeantes alléguées, Nelson Murphy, affilié aux Devil Ghosts, Francis Lajoie, Tony Chérubini et Joey Rae demeurent aussi derrière les barreaux.

Michaël Coenen de Roxton Pound qui doit répondre d'accusations en lien avec la possession d'arme prohibée et à autorisation restreinte, Sylvain Antonacci et Yannick Gariépy restent aussi en prison.

La juge considère que les accusés n'ont pas démontré que leur détention n'était pas nécessaire pour garantir la sécurité du public, qu'il y a une possibilité marquée de récidive et pour ne pas nuire à la confiance du public envers l'administration de la justice.

Des individus en lien avec les bandes de motards criminalisées, soit Marc Bernatchez de Granby, qui serait membre en règle des Hells Angels en Ontario, et Pascal Gaudreau, relié aux Red Devils, avaient renoncé à leur enquête sur remise en liberté.

Dans cette affaire, Éric Bissonnette, Éric Burgdorfer, Tony Cérubini, Nelson Murphy, Steevens Pedini, tous de Granby, Francis Lajoie de Saint-Alphonse-de-Granby, Jean-Maurice Viens de Roxton Pound ainsi que Skinner et Madore de même que le propriétaire du centre d'entraînement Nitro-Gym de Granby, Ghislain Morin, sont accusés de gangstérisme soit d'avoir commis un acte criminel au profit ou sous la direction ou en association d'une organisation criminelle.

La couronne s'opposait à la remise en liberté de 17 accusés. Certains y ont renoncé, alors que deux autres ont remis cette étape des procédures à une date ultérieure.

Des avis de peine minimale de détention variant entre d'un à trois ans ont été déposés dans plusieurs dossiers.

Tous les accusés de l'opération Muraille doivent revenir devant le tribunal le 21 octobre prochain.

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