Piant s'est confié à une enquêteure

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Selon les motifs du mandat de perquisition émis pour fouiller le logement que Claude-Auguste Piant avait loué à Sherbrooke, dont La Tribune a obtenu copie, l'accusé explique être tombé amoureux de l'adolescente après six mois de relation virtuelle.

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(Sherbrooke) Claude-Auguste Piant aurait confirmé à une enquêteure du Service de police de Sherbrooke qu'il était prêt à avoir une relation sexuelle complète avec l'adolescente qu'il était venu rejoindre à Sherbrooke même s'il la savait mineure.

Originaire de la région de la Lorraine en France, Piant a été arrêté au lendemain de son arrivée à Sherbrooke sur le terrain de la résidence familiale de l'adolescente. Depuis son arrestation le 11 septembre dernier, il se retrouve derrière les barreaux pour diverses accusations de nature sexuelle relative à l'adolescente de 15 ans.

L'homme de 61 ans attend encore des compléments de preuve dans son dossier avant de déterminer l'orientation qu'il compte y donner. La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre a mentionné au tribunal, lundi, qu'elle devait communiquer encore certains éléments à la défense dans ce dossier.

L'avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette a demandé que le dossier de son client soit reporté au 31 octobre prochain.

Selon les motifs du mandat de perquisition émis pour fouiller le logement que Piant avait loué à Sherbrooke dont La Tribune a obtenu copie, l'accusé explique être tombé amoureux de l'adolescente après six mois de relation virtuelle.

Piant et l'adolescente se sont connus par un jeu en ligne. Piant savait que la jeune femme était mineure et cette dernière savait qu'il avait 60 ans.

Échange de photos

C'est à la demande de l'accusé que l'adolescente aurait envoyé des photos nues d'elle à Claude-Auguste Piant. Ce dernier aurait fait de même au fil des mois, dont certaines photos très suggestives.

« En ce qui concerne les photos de l'adolescente nue, il se dit responsable, et qu'il voulait quelque chose de physique, il était avide de ces photos, c'était sa drogue », aurait expliqué Piant dans la version rapportée dans les motifs du mandat de perquisition.

Lors de la rencontre entre Piant et la victime alléguée, cette dernière s'est absentée de chez elle de 13 h 30 à 21 h 45 prétextant être allée au parc et ignorant les messages de ses parents. Elle attendait Piant à la gare d'autobus de Sherbrooke à son arrivée en région.

Lors de cette journée, le sexagénaire et l'adolescente seraient allés au lac des Nations. Ils se seraient installés dans un boisé discret où Claude-Auguste Piant aurait caressé l'adolescente sous ses vêtements aux fesses, aux seins et à la vulve.

De retour à l'appartement de Piant, ce dernier aurait voulu avoir une relation sexuelle complète avec l'adolescente, mais cette dernière a refusé.

« Il mentionne à la détective qu'il est venu ici pour l'aventure et qu'il était prêt à une relation sexuelle complète si l'adolescente consentait, et ce, même avant ses 16 ans (...) Il savait qu'elle était vierge, et qu'elle était timide et très réservée de nature », aurait mentionné l'accusé aux policiers de Sherbrooke.

Lors de la perquisition au logement de Piant, les policiers ont trouvé une grande quantité de corde de nylon, des plumes ainsi que des huiles essentielles dans ses effets personnels. Items qu'il voulait vraisemblablement utiliser lors de jeux sexuels avec l'adolescente.

Accusations

Des accusations d'agression sexuelle, de contacts sexuels et d'incitation à des contacts sexuels contre une mineure ont été portées pour la journée du 10 septembre 2016.

Piant doit aussi répondre d'accusations de leurre informatique d'enfants, incitation à des contacts sexuels, d'avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite dans le but de commettre des gestes à caractère sexuel ainsi que production et possession de pornographie juvénile entre mai 2015 et septembre 2016.

Plusieurs de ces accusations sont passibles de peines minimales de détention d'une année de prison ferme.

Plusieurs couteaux ont été découverts dans le logement de Piant lors de la perquisition. Ce dernier a mentionné qu'il transportait ces items dans ses bagages pour sa sécurité.

Concernant sa relation avec une femme en France, Piant aurait confié aux policiers que cette dernière a mis fin à la relation après avoir découvert les échanges virtuels avec l'adolescente sherbrookoise.

Sur son profil Facebook le 6 septembre, Claude-Auguste Piant avait annoncé son départ vers le Canada.

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