Le procès du naturopathe Yves Charest déraille

L'enquêteur Jean-Louis Granger discute avec Catherine et Cécile... (Spectre Média, Jessica Garneau)

Agrandir

L'enquêteur Jean-Louis Granger discute avec Catherine et Cécile Niles, soeurs de la victime Patricia Niles.

Spectre Média, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Une ordonnance de non-publication sur le témoignage annoncé de la soeur de Patricia Niles a fait dérailler les observations sur la peine dans le dossier du naturopathe Yves Charest coupable de pratique illégale de la médecine, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

Le Collège des médecins réclame une amende de 5000 $ sur chacun des neuf chefs d'accusation pénaux pour lesquels il a reconnu sa culpabilité.

C'est une plainte de la famille Niles à la suite du décès de Patricia Niles, à l'âge de 66 ans, que le Collège des médecins du Québec a ouvert une enquête contre Yves Charest.

Le 27 novembre 2014, le Collège des médecins du Québec avait déposé 14 accusations de pratique illégale de la médecine contre cet individu. Il en a reconnu neuf, soit des événements survenus en mars 2014, avril 2014 et juillet 2014.

C'est une enquêteuse du Collège des médecins se faisant passer pour une patiente qui a monté la preuve contre Yves Charest.

Vraisemblablement sous l'emprise d'Yves Charest, Patricia Niles est décédée d'un cancer en avril 2014 après avoir attendu trop longtemps pour suivre les traitements proposés par son médecin.

« Aucun des chefs reconnus par Yves Charest ne concerne Patricia Niles », précise le procureur du Collège des médecins, Me Stéphane Gauthier.

Ce dernier a annoncé au tribunal qu'il voulait assigner l'enquêteur au dossier Jean-Louis Granger du Collège des médecins de même que la soeur de la victime Cécile Niles lors des observations sur la peine.

« La plainte du Collège des médecins venait de la part de Cécile Niles », explique Me Gauthier qui a été mis en demeure par la défense de ne pas rapporter certaines paroles dites par Cécile Niles dans l'une de ses déclarations.

L'avocat d'Yves Charest, Me Jean Dury, s'était opposé devant le tribunal à ce que ce dernier témoin soit entendu.

« On veut faire un procès dans un procès qui à mon sens n'a pas sa place ici. Si l'on ouvre la porte à une autre plainte, la cause sera très longue. Il y a du double et du triple ouï-dire, ça ne fait aucun sens. On semble vouloir faire un procès, alors que nous sommes rendus aux observations sur la peine. J'appelle ça une chasse aux sorcières. Au bout du compte, ça ne changera rien à la peine », a plaidé Me Dury avant de demander une ordonnance de non-publication sur tout ce qui serait entendu devant le tribunal.

La juge de paix magistrat Sylvie Desmeules a alors prononcé une ordonnance de non-publication.

Les médias, par la voix de Me Simon Letendre qui avait été assigné par Québécor Médias, a demandé une remise du dossier pour contester cette ordonnance de non-publication.

Le dossier a été remis au 2 décembre, le temps que la Cour supérieure puisse statuer sur la contestation de l'ordonnance de non-publication.

« Nous allons plaider le droit du public à l'information », explique Me Letendre.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer