Seule la maladie mentale peut expliquer les gestes de Martineau

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(SHERBROOKE) Alexandre Martineau a été déclaré non criminellement responsable d'avoir poignardé son grand-père et la conjointe de ce dernier sur la rue Mézy à Sherbrooke.

À la lumière du rapport psychiatrique déposé, jeudi au palais de justice de Sherbrooke, la juge Claire Desgens de la Cour du Québec l'a déclaré non criminellement responsable pour troubles de santé mentale.

L'homme de 21 ans demeurera détenu en psychiatrie tant que la commission d'examen des troubles mentaux du tribunal administratif du Québec (TAQ) n'aura pas statué sur son cas. L'audition devant le TAQ doit avoir lieu d'ici 45 jours.

L'individu de 21 ans a reconnu les accusations de tentatives de meurtre à l'endroit de son grand-père et de la conjointe de ce dernier sur la rue Mézy à Sherbrooke, le 9 juin dernier. Le grand-père de 75 ans et la grand-mère de 73 ans ont été attaqués à l'arme blanche par le jeune homme de 21 ans à leur domicile.

«Il s'est présenté chez ses grands-parents un peu à l'improviste, mais avec le droit d'y aller. Il avait une très bonne relation avec ses grands-parents. Après une discussion assez courte, mais sans animosité, sans frustration de part et d'autre, il a poignardé son grand-père et la conjointe de ce dernier qu'il considère comme sa grand-mère», explique Me Champagne.

L'avocat de la défense explique qu'au moment des faits, Alexandre Martineau n'était pas capable de distinguer «que ce qu'il faisait était réel ou était mal.»

L'homme de 21 ans pourrait souffrir de troubles de schizophrénie.

«Il n'y a eu aucun signe, aucun déclencheur, aucune animosité envers les grands-parents. C'est vraiment un acte inexplicable, en fait explicable seulement par la maladie mentale. Il n'y a rien de rationnel dans sa pensée. Son intention en rentrant là, n'était pas de les poignarder», indique Me Champagne.

L'avocat de la défense Me Marc-André Champagne de l'aide juridique et Me Nathalie Robidoux du ministère public ont consenti au verdict de non-responsabilité criminelle en vertu de l'article 16 du Code criminel.

«Le rapport permet de diagnostiquer qu'il y a un trouble mental au sens du Code criminel. Le diagnostic complet n'est pas encore confirmé. Il est médicamenté. Le traitement s'améliore tous les jours et pourrait lui permettre d'atténuer les symptômes de sa maladie mentale», explique Me Champagne.

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