Déménagement de Rénald Côté: Boisvenu félicite la police de Magog

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(SHERBROOKE) L'initiative de la Régie de police Memphrémagog de rendre public le secteur de résidence de Rénald Côté à Sherbrooke est saluée par le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu.

Côté, surnommé le « monstre de Magog », a quitté la rue Stanley au cours des dernières semaines et habite maintenant au centre-ville de Sherbrooke. Le corps de police magogois a rendu publique cette information, lundi, par voie de communiqué.

« Je crois que c'est une première au Québec et c'est tant mieux. La sécurité de la population doit passer au-delà de toutes les autres considérations dont la remise en liberté anonyme d'un criminel à risque. C'est une sage décision de publier l'information concernant Rénald Côté. Personne ne doit marcher sur des oeufs lorsqu'il s'agit de protection des femmes et des enfants », soutient le sénateur Boisvenu.

Celui qui siège à la chambre haute à Ottawa croit que l'initiative de la Régie de police Memphrémagog de rendre publiques de telles informations concernant un prédateur sexuel à risque devrait être imitée.

Rénald Côté a été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur sa fille Isabelle sur une période de 17 ans et avait été condamné à 14 ans de prison en 2003. Il a purgé sa peine en entier. Quelques semaines après sa sortie de prison, il a dû s'engager à respecter certaines conditions après un épisode inquiétant avec un enfant de son voisinage.

« La police de Magog ne s'expose à aucun risque en rendant publiques de telles informations sur le secteur où reste Rénald Côté même si le registre national des délinquants sexuels n'est accessible que par les corps policiers. La Cour suprême a statué que ça ne contrevenait pas à la Charte canadienne des droits et libertés de rendre public le quartier, mais vous ne pouvez aller jusqu'à rendre publique l'information nominative qu'est l'adresse. Une directive du ministère de la Sécurité publique du Québec émise en 2006 disait que ces informations sur les prédateurs sexuels dangereux ne devaient pas être rendues publiques même si ça se fait ailleurs au Canada. Cependant, personne ne peut leur taper sur les doigts de la police de Magog parce que ça ne contrevient à aucune loi. Si c'est le cas, je serai présent pour appuyer la Régie de police Memphrémagog », assure le sénateur Boisvenu.

Il rappelle que certaines provinces du Canada anglais ont adopté des mesures de divulgation pour identifier les endroits de résidence des prédateurs sexuels dangereux.

Registre national

Une loi a été adoptée en 2015 de permettre aux provinces d'avoir accès au Registre national des délinquants sexuels. Chaque province décide d'appliquer la loi de la façon qu'elle le souhaite.

« Le premier ministre Philippe Couillard, qui connaît bien la région pour y avoir habité, devrait se servir de cet exemple et dire aux corps policiers que ce type d'information peut être rendu public. Un registre pour les délinquants sexuels condamnés à des peines de moins de deux ans devrait aussi être créé au Québec. Nous sommes la seule province à ne pas le faire », rappelle Pierre-Hugues Boisvenu.

Concernant la divulgation des données concernant les prédateurs sexuels dangereux, Pierre-Hugues Boisvenu croit que le Québec devrait prendre exemple sur l'Ontario.

« Un comité local composé du corps de police, d'un criminologue et des représentants de citoyens évalue si le nom du délinquant doit être rendu public en fonction notamment du risque de l'individu et des possibilités de récidive. La population est avisée de contacter les policiers si un individu à risque brise ses conditions », explique le sénateur Boisvenu.

C'est dans cet esprit de prévention que le lieutenant Sylvain Guay de la Régie de police Memphrémagog a divulgué l'information concernant le déménagement vers Sherbrooke de Rénald Côté.

« Nous n'avions aucune intention de faire une chasse aux sorcières. Nous demandons simplement à la population de rester vigilante pour ce cas particulier Cette information de son déménagement vers Sherbrooke était d'intérêt public dans un objectif d'informer la population », explique Sylvain Guay.

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