Renald Côté à Sherbrooke: des écoles avertissent les parents

Renald Côté... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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Renald Côté

Archives La Tribune, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Six écoles de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) ont envoyé une lettre aux parents en mesure de prévention à la suite du déménagement de Rénald Côté, cet homme qui avait été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur une période de 17 ans sur sa fille Isabelle.

Il avait été condamné à 14 ans de prison en 2003. Lundi, la Régie de police Memphrémagog (RPM) a avisé les médias que celui qu'on surnommait « le monstre de Magog » était déménagé à Sherbrooke « lors des dernières semaines ». L'homme habite dans le secteur du centre-ville.

Côté devait divulguer sa nouvelle adresse et ses occupations au Service de police de Sherbrooke (SPS).

Après avoir purgé sa peine pour avoir été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur sa fille aujourd'hui décédée, Rénald Côté n'était soumis à aucune condition.

Il s'est cependant retrouvé de nouveau devant les tribunaux l'hiver dernier.

En janvier, Côté avait offert des bonbons à un enfant de neuf ans à Magog; il avait invité l'enfant à monter chez lui pour les lui remettre. C'est une citoyenne qui a surpris la conversation qui avait avisé les autorités.  La RPM s'était alors rendue en cour afin d'obtenir un mandat d'arrestation contre Côté. Une série de conditions avait alors été émises par le juge Paul Dunnigan.

Ces conditions prévoient qu'il ne peut rester seul avec des enfants de moins de 16 ans, il ne peut fréquenter des endroits comme des parcs, des zones publiques, des terrains de jeu ou des CPE où pourraient se trouver des enfants de moins de 16 ans ou s'y trouver dans un rayon de moins de 25 mètres.

Il lui est aussi interdit d'accepter ou de chercher un emploi bénévole.

«Tout le personnel de l'école a été informé de la situation et il redoublera de vigilance.»


La CSRS a indiqué par courriel à La Tribune que c'est la première fois qu'elle vit ce genre de situation depuis quinze ans. Selon l'organisation, elle n'a reçu « le son de cloche » que d'une seule école. La CSRS a du même coup indiqué que « le personnel a été sensibilisé » et « que la vigilance a été augmentée ».

Dans un courriel envoyé aux parents mardi, le directeur de l'école primaire du Sacré-Coeur, Denis Dupont, a invité les parents à rappeler à leurs enfants les principales règles de sécurité.

« Vous avez probablement entendu parler dans les médias hier (lundi) du déménagement d'un individu au lourd passé judiciaire au centre-ville de Sherbrooke », écrit-il.

Le directeur énumère les règles de sécurité recommandées, dont l'utilisation du trottoir et du corridor scolaire, « marcher avec un ami quand c'est possible », « s'éloigner des inconnus qui lui parlent ou qui cherchent à l'attirer avec un cadeau, de l'argent, des bonbons ou un animal ». « Tout le personnel de l'école a été informé de la situation et il redoublera de vigilance », indique également le directeur de l'établissement.

Le porte-parole du Service de police de Sherbrooke (SPS), Martin Carrier, invite les gens à ne pas céder à la panique. Il n'y a pas eu de bris de conditions.

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