Pascal Morin passera plus de temps à la Maison St-Georges

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(SHERBROOKE) Pascal Morin passera plus de temps en unité sécuritaire à la Maison Saint-Georges du Centre de réadaptation en dépendance de l'Estrie (CRDE) dans le cadre d'une intégration progressive à raison de deux jours jusqu'à une période de cinq jours par semaine au cours de la prochaine année.

Dans une folie meurtrière en février 2012, l'homme a tué sa mère Ginette Roy-Morin et ses deux nièces Laurence et Juliette Fillion à Saint-Romain. Il avait été déclaré non criminellement responsable pour troubles mentaux.

Il a été reconnu non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux en vertu de l'article 16 du Code criminel.

La révision annuelle de son cas se déroulait mercredi à Sherbrooke devant la commission d'examen des troubles mentaux du Tribunal administratif du Québec (TAQ).

L'an dernier, Pascal Morin avait obtenu la permission de se rendre à la Maison Saint-Georges une fois par semaine à traiter notamment son problème de toxicomanie. Cette année, son temps hors de l'unité psychiatrique passera graduellement de deux, à trois, à quatre puis à cinq jours à tous les trois mois à la Maison Saint-Georges.

Sobre depuis une année

Pascal Morin est sobre depuis plus d'une année. Depuis sa dernière consommation de cocaïne en juillet 2015, il n'a rien consommé et affiche même ses valeurs anti-consommation aux autres patients. Les dépistages de drogue aléatoires sont maintenus.

«Sa dangerosité a beaucoup diminué au cours de la dernière année (...) Il n'y a plus de signe de communication avec Dieu. Des idées grandioses persistent cependant, mais elles ne sont pas psychotiques. Il surestime encore ses capacités qu'il faut ramener», explique Dr Martine Bérubé qui signale qu'il reste du travail à faire, mais que Pascal Morin avance.

«Monsieur Morin s'est impliqué avec détermination. Il a compris qu'il pouvait faire des apprentissages.»


Le TAQ a aussi accepté que Pascal Morin puisse se rendre à l'organisme Sercovie pour commencer certaines activités de bénévolat une fois par semaine si son comportement le permet.

«Monsieur Morin s'est impliqué avec détermination. Il a compris qu'il pouvait faire des apprentissages (...) Le but de la réadaptation psychiatrique amène le patient à aller mieux», estime le Dr Bérubé.

Pascal Morin a aussi entrepris une thérapie en deuil.

«Il a fait ses lectures sur le sujet. On voit un engagement naturel.Il est capable de parler de ce qu'il a fait. Il l'assume. Il nomme des émotions et ce que ses gestes ont pu faire à sa famille. En musicothérapie, il faut des choix qui expriment sa tristesse, ses remords, sa culpabilité», explique la psychiatre.

Un interdit de contact est maintenu avec les membres de sa famille.

«Il comprend que la famille a peur. Il est prêt à respecter les interdits de contact», soutient la psychiatre.

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