Une peine dans la collectivité pour des agressions sexuelles commises dans les années 70

André Gagné a été condamné pour des agressions... (La Tribune, Yanick Poisson)

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André Gagné a été condamné pour des agressions sexuelles commises au début des années 1970.

La Tribune, Yanick Poisson

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(Victoriaville) Le Princevillois André Gagné devra passer les 15 prochains mois entre les quatre murs de son domicile afin de payer pour des attentats à la pudeur et des agressions sexuelles commises à répétition sur une mineure au cours des années 1960 et 1970.

L'homme maintenant âgé de 60 ans a reconnu avoir demandé à sa victime, de deux ans sa cadette, d'abord de le masturber, puis de lui faire des fellations. Un peu plus tard, ils avaient des relations sexuelles complètes non consentantes.

« Il y a eu une gradation des gestes posés au fil des ans. Au début, il lui demandait de la masturber et la frappait lorsqu'elle ne faisait pas comme il faut. La victime avait neuf ans. Plus tard, il l'a tirait par les cheveux afin de la forcer à lui faire des fellations. Elle avait un peu plus de 11 ans lorsqu'il l'a forcé à des relations sexuelles complètes », résume la procureure de la Couronne Me Cynthia Cardinal.

Puisque l'homme n'avait que 11 ans au début des « jeux sexuels », sa cause est également portée devant le Tribunal de la jeunesse. En fait, il n'a été condamné que pour la dernière année d'agressions, survenue entre 1973 et 1974. Selon ce qui a été mis en preuve, il s'adonnait à ses sévices à raison de deux ou trois fois par mois, plus souvent à l'automne. Il a cessé ses crimes lorsque sa victime a atteint la majorité.

« Elle a subi une importante chirurgie qui a eu des répercussions. C'est à ce moment qu'il a arrêté », explique Me Cardinal.

 

« Je suis désolé »

Au moment de prononcer la peine, le juge Bruno Langelier a indiqué qu'il s'agissait d'accusations graves, que les gestes étaient intrusifs et susceptibles de causer d'importants dommages. Il a fait état des conséquences « classiques » d'atteinte à l'intégrité et de sentiment d'insécurité.

Il a aussi pris en considération le fait que l'accusé ait renoncé à subir un procès qui aurait été une importante source de stress pour la victime. Gagné ne possède pas d'antécédent judiciaire et a adopté un comportement exemplaire au cours des 42 dernières années. Il a également dit regretter ces gestes posés à un jeune âge.

« Je suis désolé de ce qui est arrivé », a-t-il murmuré.

En plus de sa peine d'emprisonnement dans la collectivité, l'accusé est soumis à une période de probation de trois ans au cours de laquelle il devra maintenir une bonne conduite, tout en évitant de contacter sa victime de quelque manière que ce soit. Son identité a été versée au registre des délinquants sexuels pour une période de dix ans.

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