Le verdict de culpabilité maintenu contre le policier Éric Lebel

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Le verdict de culpabilité à l'endroit du policier sherbrookois Éric Lebel est maintenu par la Cour supérieure.

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(Sherbrooke) Le verdict de culpabilité à l'endroit du policier sherbrookois Éric Lebel est maintenu par la Cour supérieure.

Le juge Claude Villeneuve de la Cour supérieure a rejeté l'appel entendu le 18 juillet dernier au palais de justice de Sherbrooke.

Le policier de Sherbrooke Éric Lebel a été reconnu coupable de conduite avec les facultés affaiblies et de délits de fuite à la suite d'un accident avec une niveleuse de la Ville de Sherbrooke le 14 mars 2014.

Il avait été condamné sur-le-champ à verser 1750 $ d'amende, avait vu son permis de conduire suspendu pour une année, mais se retrouve surtout avec une condamnation criminelle mettant sa carrière en péril.

Le policier Éric Lebel a été réintégré dans des tâches administratives en attendant que son appel sur le verdict de culpabilité pour délit de fuite et conduite avec les capacités affaiblies soit tranché.

Le juge Villeneuve estime que le juge Serge Champoux en première instance « n'a pas commis d'erreur manifeste et dominante » dans son interprétation de la preuve.

« Il a interprété les faits de façon raisonnable et logique, il a tenu compte de la défense présentée de l'Appelant, il ne lui a posé aucun fardeau de preuve et en conséquence les verdicts de culpabilité peuvent raisonnablement s'appuyer sur la preuve », estime le juge Villeneuve.

Le magistrat estime que le peu de crédibilité accordé en première instance à Éric Lebel et ses témoins en défense trouve appui dans la preuve.

« L'Appelant doit réaliser que sa thèse du complot n'a pas été retenue tout simplement parce qu'elle est fondée sur ses seules impressions sans aucune assise sur la preuve. Le juge pouvait logiquement s'interroger sur les raisons qui auraient pu inciter le témoin Dion et les autres employés de la voirie à vouloir nuire à l'Appelant alors qu'ils ne le connaissaient même pas. Il a, en quelque sorte, voulu en faire trop en tentant de trouver une raison plausible pour que les employés de la voirie le décrivent comme étant en état d'ébriété le soir des événements. Or, à trop vouloir en mettre et à force d'exagération, on risque de tout perdre », analyse le juge Claude Villeneuve.

Il souligne aussi le travail « hautement discutable » de l'enquête menée dans ce dossier. Il soulève que Éric Lebel n'a jamais été interrogé quant à ses consommations d'alcool, ni pris de déclaration des témoins, ni posé de questions à ces derniers. Le juge rappelle que Éric Lebel avait été laissé seul en attendant l'arrivée du sergent dans ce dossier.

« Ce dernier a sommé l'Appelant de lui fournir un échantillon d'haleine sans suivre la procédure habituelle, notamment en omettant de donner les explications appropriées quant à la façon d'en fournir un », signale le juge qui estime que le juge Champoux pouvait raisonnablement conclure que l'enquête avait été bâclée dans le but de venir en aide à Éric Lebel.

C'est Me Alexandre Tardif qui défendait l'accusé dans cette affaire, alors que Me Nicolas Rochon représentait le ministère public.

Me Tardif confirme qu'il analyse la possibilité de demander la permission au plus haut tribunal du Québec pour porter la décision du juge Claude Villeneuve devant la Cour d'appel du Québec.

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