Leurre d'ados: les parents appelés à la plus grande vigilance

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Claude-Auguste Piant

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(SHERBROOKE) Sans parler de cas précis, le Service de police de Sherbrooke invite les parents à la plus grande vigilance en matière informatique.

Le sexagénaire français Claude-Auguste Piant accusé, lundi, à Sherbrooke de dix accusations de nature sexuelle sur une mineure invite à un rappel concernant les consignes de base en matière de cybercriminalité.

«Il faut s'intéresser aux sites Internet fréquentés par nos enfants», conseille le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Ce dernier rappelle que les sites Internet peuvent mettre en contact les adolescents avec des interlocuteurs des quatre coins du globe.

«Il faut garder l'oeil ouvert et si possible avoir un accès facile aux réseaux sociaux et profils de nos enfants. Il est même conseillé de demander les mots de passe», signale le porte-parole du SPS.

Outre les accusations concernant Claude-Auguste Piant, il faut aussi rappeler le cas de Simon Fortier, cet ex-enseignant en éducation physique au primaire coupable de multiples chefs d'accusation de leurre informatique et de pornographie juvénile ou celui de Robert Pelletier qui vient d'être condamné à 90 jours pour leurre informatique.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec a mis en relief les dangers associés au «cyberespace» dans sa décision dans le dossier de Robert Pelletier.

«À une époque où les moeurs évoluent et où la technologie facilite les relations virtuelles, plusieurs valeurs seront redéfinies. Le Droit se doit cependant d'être appliqué dans le contexte de ces nouvelles réalités, en évitant le piège des préjugés et des idées préconçues», explique la juge Desgens.

Elle rappelle que le leurre informatique consiste à la «préparation du terrain» à la commission d'une autre infraction de nature sexuelle. «Ce qui est interdit par l'infraction de leurre est le geste de communiquer par quelconques moyens de télécommunication avec un mineur, de l'hameçonner en vue de faciliter la commission éventuelle de gestes à caractère sexuel, notamment des contacts, des attouchements sexuels ou des échanges de pornographie juvénile», mentionne la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

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