Réaction allergique: l'arrestation d'un serveur soulève les passions

C'est au restaurant Le Tapageur que la réaction... (Spectre Média, René Marquis)

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C'est au restaurant Le Tapageur que la réaction allergique a eu lieu en mai dernier.

Spectre Média, René Marquis

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(SHERBROOKE) L'histoire bouleversante d'un jeune homme victime d'une allergie dans un restaurant du centre-ville de Sherbrooke a provoqué une avalanche de réactions partout au Québec.

La nouvelle exclusive de La Tribune voulant qu'un serveur ait été arrêté pour négligence criminelle mercredi pour avoir servi un tartare de saumon ayant failli causer la mort d'un client gravement allergique à ce poisson a suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. La nouvelle a aussi été reprise par de nombreux médias.

Rappelons que le 29 mai dernier, Simon-Pierre Canuel s'est rendu au Tapageur. L'homme de 34 ans vivant en Outaouais a précisé au serveur qu'il est allergique aux fruits de mer et au saumon. Il demande d'en aviser les cuisiniers et commande un tartare de boeuf et d'autres tapas. C'est finalement un tartare de saumon qui lui est servi. La réaction allergique est fulgurante et M. Canuel a frôlé la mort.

Auto-injecteur

Plusieurs commentaires soulèvent du fait que le client n'avait pas avec lui son auto-injecteur antipoison.  

«Il y a aussi négligence du client», fait remarquer Nancy Réhaume, sur la page Facebook de La Tribune. «Je suis moi-même allergique aux fruits de mer. Tu ne vas jamais dans un resto sans ton Épipen.»

Nathalie Nadeau soutient que le serveur est peut-être en faute, mais pas au point de l'accuser de négligence criminelle.

Martin Truchon suggère que les restaurants s'équipent d'auto-injecteurs, «Certains en ont», dit-il.

Isabelle Dupont suggère d'en ajouter dans les trousses de premiers soins des restaurants.

«Ça m'est déjà arrivé aussi dans un autre resto de Sherbrooke», lance l'internaute Marie-France Boucher. «Ayant une allergie aux noix, j'avais avisé le serveur en arrivant.»

«Et bien il y avait des noix dans mon plat aussi. Les gens ne font pas attention. Ce n'est pas une intolérance, un mal de ventre ou un caprice, c'est très dangereux. Chaque serveur devrait être vigilant.»

Marie-Josée Bureau dit être compatissante avec la victime, mais elle souligne qu'on met la faute sur le dos du serveur alors que l'erreur vient peut-être aussi de la cuisine...

Avec tous les types d'allergies alimentaires qui existent aujourd'hui, les serveurs devraient le demander «automatiquement en se présentant aux clients», affirme pour sa part Nathalie Giguère.

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