Petit-fils accusé d'avoir soutiré 70 000 $ à sa grand-mère: «Je lui pardonne tout»

Youri Blais-Skorvaga aurait soutiré plus de 70 000... (Photo fournie par Radio-Canada Estrie)

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Youri Blais-Skorvaga aurait soutiré plus de 70 000 $ à sa grand-mère contre son gré.

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(SHERBROOKE) Youri Blais-Skorvaga aurait soutiré plus de 70 000 $ à sa grand-mère contre son gré.

L'homme de 25 ans a été accusé de vol, fraude, harcèlement criminel, voies de fait et voies de fait armées ainsi que de production de cannabis au palais de justice de Sherbrooke.

Présente au tribunal, la victime alléguée n'a pas voulu commenter les accusations. Visiblement irritée de la médiatisation de cette affaire, l'octogénaire a mentionné que l'accusé était son petit-fils et que même s'il avait fait une erreur : « Je lui pardonne tout ».

La mère de l'accusé a éclaté en sanglots lorsque ce dernier a été amené devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec. Elle aussi aurait préféré que tout le processus judiciaire demeure confidentiel. « Nous avons un drame familial à vivre », a mentionné la dame lorsqu'elle a été interpellée par les médias.

L'accusé de 25 ans de Sherbrooke est détenu pour avoir vraisemblablement soutiré une importante somme d'argent à sa grand-mère entre janvier 2014 et juillet 2016.

C'est un appel de l'octogénaire au Service de police de Sherbrooke, samedi soir, qui a permis de mettre fin au manège de l'accusé.

« Le petit-fils était en état de crise. La victime nous a alors avisés. C'est en discutant avec elle que les policiers ont découvert l'ampleur de la problématique », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Philippe Dubois.

Violence physique et psychologique

Youri Blais-Skorvaga aurait utilisé divers moyens de violence physique et psychologique pour soutirer de l'argent à sa grand-mère âgée.

« L'individu poussait la femme âgée pour lui demander de l'argent. Il aurait aussi endommagé des meubles et des objets appartenant à la plaignante pour l'intimider », mentionne le porte-parole du SPS.

Le SPS mentionne que l'importante somme d'argent était réclamée notamment pour payer des dettes.

« Vraisemblablement des dettes de drogue », confirme le porte-parole du SPS.

Bien connu des milieux policiers, l'individu de 25 ans possède des antécédents en matière de stupéfiants, harcèlement et bris de probation. En 2010, Youri Blais-Skorvaga a été condamné à une peine de six mois de détention dans la collectivité pour une affaire de stupéfiants, alors qu'il a écopé d'une amende en 2012 dans une affaire de harcèlement.

L'avocate de la défense Me Karolanne Bonin a remis le dossier au 3 août prochain le temps d'évaluer les options pour son client afin qu'il soit vraisemblablement confié à une maison de thérapie.

Le procureur aux poursuites criminelles au dossier Me Matthieu Rochette s'est opposé à la remise en liberté de l'accusé.

« De façon générale, le procureur de la couronne a des directives claires sur la façon d'intervenir avec des victimes qui veulent retirer leur plainte. Je ne ferai pas de commentaire sur le présent dossier », mentionne Me Rochette.

Le tribunal a émis une interdiction de contact entre l'accusé et la victime alléguée.

Le SPS travaille de près à la prévention de la violence envers les aînés notamment dans le cadre de la campagne du ruban « mauve ».

Lors du lancement de la programmation de la 5e campagne estrienne du ruban mauve en juin dernier, on mentionnait que la réalité de la maltraitance des aînés était difficile à cerner. On estimait alors qu'elle pourrait toucher entre 4000 et 7000 Estriens, soit entre 4 et 7 pour cent des personnes de plus de 65 ans selon le taux de prévalence canadien.

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