« Tu sais, quand ton ex est un psychopathe... »

Jean-François Toupin Houle, accusé du meurtre prémédité de Judith... (La Tribune, Yanick Poisson)

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Jean-François Toupin Houle, accusé du meurtre prémédité de Judith Elemond Plante.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Des proches de Jean-François Toupin Houle l'ont décrit comme un homme au potentiel violent. S'ils ne s'attendaient pas à ce qu'il aille jusqu'à tuer, ils le considéraient comme un peu hors-norme.

Stéphanie Allard a fréquenté l'accusé au cours de la dernière année. La relation s'est mal terminée et elle s'est réjouie de ne pas avoir goûté à sa médecine.

« Ça aurait pu être moi, car la semaine passée il m'a débloquée [de Facebook] pour carrément m'insulter à cause d'une histoire avec sa dernière ex. Il me haïssait alors oui, ça aurait pu être moi », réalise-t-elle, horrifiée.

Elle et ses proches ont eu tout un choc lorsqu'ils ont appris que Toupin Houle était le principal suspect dans le meurtre violent de Judith Elemond Plante, survenu mercredi dans un appartement de la rue de l'Aqueduc à Victoriaville. L'ancienne amie de coeur de l'accusé a réagi violemment.

« Qu'est-ce qui s'est passé dans sa tête, son ex l'a laissé et il a décidé de passer sa frustration en tuant une mère de famille? Tu sais, quand ton ex est un psychopathe... », continue-t-elle.

La jeune femme, qui réside à Trois-Rivières, s'est promis de faire un peu plus attention aux hommes qu'elle choisira de fréquenter à l'avenir. Elle estime que cette situation lui sert en quelque sorte de leçon.

Deux meurtres au même endroit

Les meurtres ne sont pas chose courante à Victoriaville et pourtant, celui de Judith Elemond Plante est le deuxième à survenir au 39, rue de l'Aqueduc en un peu plus de dix ans.

Le 20 décembre 2002, André Girouard en était venu aux coups avec sa mère de 81 ans, Blandine Simoneau Girouard, et l'altercation s'était soldée par une violente agression à coups de marteau sur la tête. L'octogénaire avait succombé à ses blessures et Girouard avait été accusé d'homicide involontaire.

Des facteurs atténuants avaient alors convaincu le juge Jean-Claude Beaulieu de prononcer une peine de 24 mois de prison à être purgés dans la collectivité.

Le propriétaire de l'édifice, David Duplessis, ignorait qu'un tel drame s'était produit lorsqu'il a procédé à son acquisition au cours des dernières années. Interrogé par La Tribune au sujet des désagréments reliés à un triste événement, l'homme d'affaires a affirmé qu'il n'était pas à l'aise de discuter d'un tel sujet considérant l'ampleur de la tragédie. « Ce n'est vraiment pas le fun », s'est-il contenté de dire.

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