Meurtre de Judith Elemond Plante : «J'ai la rage au coeur», dit sa mère

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(Victoriaville) Les proches de la jeune Judith Elemond Plante avaient, encore jeudi, de la difficulté à comprendre ce qui avait bien pu se passer. La victime de 22 ans, décédée de façon brutale mercredi à Victoriaville, était perçue comme une femme pleine d'énergie et souriante, on ne lui connaissait pas d'ennemi.

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Édith Papineau et sa petite-fille OPhélie

Photo tirée de Facebook

La douleur vécue par la mère de la jeune victime, Édith Papineau, semblait particulièrement intense.

« Elle mordait dans la vie et était une maman merveilleuse. J'ai la rage au coeur, l'incompréhension de la situation. Elle ne méritait pas ce destin. Je n'ai pas de mots pour exprimer toute ma douleur. Elle était tellement pleine de vie. Elle y croquait à pleines dents. J'ai mal », a-t-elle dit.

« J'ai l'impression d'être dans un mauvais film dans lequel je ne peux plus rien faire. Une partie de mon coeur s'est éteint à jamais. De perdre un enfant dans la fleur de l'âge provoque une mer de larmes et de torrents. J'avance comme une loque humaine. Je survis grâce à la force qui me tient encore debout. Mon chagrin est immense. Je ne pensais jamais vivre une telle douleur. Cette douleur ne peut être soulagée avec une pilule ou un pansement. Aucune médecine ne sera efficace pour effacer toute la douleur que je ressens », a-t-elle ajouté.

Pire encore, le meurtre de Judith Elemond Plante est survenu le 27 juillet, le jour même du premier anniversaire de sa fille Ophélie. La famille ne pourra donc plus se réjouir comme elle le devrait lors de cette date importante.

Dave Blondeau et sa fille Ophélie... (Photo tirée de Facebook) - image 2.0

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Dave Blondeau et sa fille Ophélie

Photo tirée de Facebook

La garde de la petite a été confiée à son père, Dave Blondeau. Ce dernier a tenu à rendre hommage à celle qui a partagé sa vie pendant un moment avant que leurs chemins ne se séparent.

« Merci à Judith pour toutes ces belles années que j'ai pu passer avec elle. Elle est partie trop vite pour un monde meilleur. Je viens de réaliser que tu es partie le 27 juillet, le jour de la fête de notre petite fille. Ce jour sera toujours difficile d'année en année. Part en paix », a-t-il évoqué, précisant avoir eu de la difficulté à trouver le sommeil.

Jean-François Toupin Houle... (Photo tirée de Facebook) - image 3.0

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Jean-François Toupin Houle

Photo tirée de Facebook

Meurtre prémédité

C'est un Jean-François Toupin Houle stoïque qui a comparu brièvement, jeudi matin, devant la juge Dominique Slater, afin d'être formellement accusé du meurtre prémédité de Judith Elemond Plante survenu un peu plus de 24 heures plus tôt, dans un appartement de la rue de l'Aqueduc à Victoriaville.

Le jeune homme de 24 ans originaire de Trois-Rivières, mais résident de Drummondville a paru calme et posé lorsqu'escorté par les policiers. Il a répondu d'une voix faible aux questions de la juge, qui s'enquérait à savoir s'il avait bien compris la gravité de l'accusation qui pesait contre lui.

Toupin Houle a oeuvré en tant que soudeur-monteur pour le compte de H.M Metal, une entreprise de Sainte-Sophie-de-Levrard, emploi qu'il a quitté il y a quelques mois. Les porte-parole de l'entreprise n'ont pas voulu commenter la situation. Son compte Facebook fait montre de concepts particulièrement sombres, faisant notamment allusion à l'enfer.

L'accusé s'est d'abord représenté seul, mais a exprimé son désir de faire appel à un avocat. C'est Me Matthieu Poliquin de l'aide juridique qui a pris son dossier en main.

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