Un garçon sauvé de la noyade par sa cousine de six ans

Jean-Nicolas Vincent (au centre), quatre ans, a évité... (Spectre Média, René Marquis)

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Jean-Nicolas Vincent (au centre), quatre ans, a évité la noyade de justesse grâce à sa cousine de six ans, Ophélie Lessard, qui l'a secouru, et à sa soeur de huit ans et demi, Charlotte Vincent (à droite), qui a aidé cette dernière à le sortir de l'eau. La mère de Jean-Nicolas et Charlotte, Isabelle Lessard (à gauche), raconte cet incident qui aurait rapidement pu tourner au cauchermar.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Isabelle Lessard, une Sherbrookoise mère de quatre jeunes enfants, a eu toute une frousse récemment lorsqu'elle a appris que son petit Jean-Nicolas, quatre ans, s'était retrouvé seul au beau milieu de la piscine de sa tante, sans ses flotteurs, alors qu'il ne sait pas nager. Heureusement, le pire a pu être évité grâce à sa cousine de six ans, Ophélie, qui a eu le réflexe de sauter à l'eau pour le secourir.

« On était chez mon frère et ma belle-soeur à Beloeil pour la fête de mon frère, raconte Mme Lessard. Ma belle-soeur Marie a demandé à la dizaine d'enfants qui étaient là s'ils voulaient aller se baigner, et bien sûr, tout le monde était partant! »

Les enfants s'empressent donc d'enfiler leur maillot de bain et de se rendre sur le bord de la piscine hors terre dans la cour arrière, en compagnie de Marie.

« Ma belle-soeur est sauveteuse nationale, elle a fait de la natation toute sa vie, note Isabelle Lessard. On savait que les enfants étaient sous sa surveillance, alors on est restés dans la maison et on ne s'inquiétait pas. »

Impatient de s'amuser dans l'eau, le petit Jean-Nicolas, qui n'a pas de piscine chez lui, demande à sa tante s'il peut aller se baigner sans ses flotteurs.

« Elle lui a répondu d'attendre un peu, parce qu'elle ajustait les lunettes de plongée d'un autre enfant. Mais Jean-Nicolas n'a pas écouté et il a sauté tout de suite dans la piscine, sans ses flotteurs, alors qu'il ne sait pas nager. »

Aussitôt, Jean-Nicolas se met à paniquer et à avaler de l'eau. Ophélie, la fille de Marie et cousine du garçon, remarque qu'il est en danger et, malgré ses six ans, saute à l'eau sans attendre pour lui porter secours.

« Marie a probablement dû penser que c'était l'un de ses enfants qui avaient sauté, parce que ça n'a pas attiré son attention. Comme elle est sauveteuse, ses filles savent très bien nager. C'est ma nièce de six ans, Ophélie, qui a vu Jean-Nicolas dans l'eau. Elle a immédiatement sauté pour aller le chercher et le ramener sur le bord de la piscine. »

« Moi, j'ai aidé Ophélie à le sortir de l'eau et je l'ai consolé, je me suis assurée qu'il allait bien », dit fièrement Charlotte, la soeur de Jean-Nicolas, âgée de huit ans et demi.

Même si son fils a eu plus de peur que de mal, Isabelle Lessard réalise qu'il n'aurait fallu que quelques minutes de plus pour que la situation tourne au cauchemar.

« Ma belle-soeur, je ne lui en veux pas du tout : elle avait dix enfants à surveiller!, souligne-t-elle. Ce n'est pas parce que les enfants n'étaient pas dans un endroit sécuritaire : ils étaient avec un adulte responsable et il y avait une clôture autour de la piscine, mais Jean-Nicolas était déjà entré à l'intérieur de la clôture à ce moment-là. »

« Malgré tout, même dans un contexte comme celui-là, ç'a été une question de quelques secondes d'inattention pour qu'il se retrouve dans l'eau, et ç'aurait pu finir vraiment mal. Ça montre qu'il ne faut pas les quitter des yeux une seconde près de la piscine. »

Jean-Nicolas, assis en face de sa mère à la table de cuisine, l'écoute raconter l'histoire sans dire un mot, regardant ses pieds timidement. « Qu'est-ce que tu as appris Jean-Nicolas ?, lui demande Mme Lessard. Qu'il faut attendre un adulte avant d'aller dans la piscine, qu'on ait une veste ou pas, hein ? » Le garçon hoche la tête.

« Mon premier réflexe, quand j'ai appris ce qui était arrivé, ç'a été d'aller voir ma nièce Ophélie et de lui dire : est-ce que tu sais que tu es une héroïne, toi ? Elle était vraiment fière d'elle », dit la maman.

Activités de prévention

Évidemment, des incidents comme celui-ci - et des beaucoup plus graves - ne se produisent pas que dans les piscines résidentielles.

C'est pourquoi, dans le cadre de la Semaine nationale de la prévention de la noyade, du lundi 25 au vendredi 29 juillet prochains, la Ville de Sherbrooke offrira des activités de prévention et d'éducation dans ses douze piscines extérieures et à ses deux plages municipales. Ces activités visent à sensibiliser la population, principalement les jeunes, à une baignade sécuritaire en eau récréative.

Pour plus de détails concernant les activités organisées par la Section des activités aquatiques de la Ville de Sherbrooke, composez le 819 821-5890 ou consultez le site Web de la Société de sauvetage au www.sauvetage.qc.ca.

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