Une peine de fins de semaine pour Janick Brault-Fortier

Janick Brault-Fortier a été condamné à une peine... (Spectre média, Jessica Garneau)

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Janick Brault-Fortier a été condamné à une peine de 90 jours de détention en discontinus pour sa conduite en décembre 2014 à Racine. Des proches l'ont accompagné au tribunal, mercredi, lorsque sa sentence a été rendue.

Spectre média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Janick Brault-Fortier devra passer ses fins de semaine en prison à partir du 6 août prochain. Coupable de conduite dangereuse causant des lésions, l'homme de 29 ans a été condamné à une peine de 90 jours de détention en discontinus.

La décision a été rendue par le juge Martin Bureau de la Cour supérieure au palais de justice de Sherbrooke mercredi matin.

Le juge s'est donc rendu à la suggestion de l'avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette dans cette affaire.

Rappelons que Janick Brault-Fortier a été déclaré coupable de conduite dangereuse causant des lésions, à la suite d'une collision survenue entre son véhicule Subaru bleu et la Toyota noire de Heather Stalker, dans les courbes de la route 222 à Racine près du lac Larouche.

L'événement a eu lieu le 14 décembre 2011 dans un secteur où la vitesse est limitée à 90 km/h. Brault-Fortier tentait le dépassement d'un véhicule lourd sur la gauche lorsqu'il a causé la collision frontale avec le véhicule de la victime qui arrivait en sens inverse.

En juin dernier, le procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille avait demandé au tribunal d'imposer une peine de dénonciation et de dissuasion de 9 à 12 mois de prison.

Un jury a reconnu l'individu de 29 ans coupable du seul chef d'accusation porté contre lui en février dernier. Janick Brault-Fortier a porté en appel le verdict de culpabilité rendu contre lui.

Après le prononcé de la sentence, Me Robitaille a soutenu que Janick Brault-Fortier s'en tirait à bon compte. Il a qualifié la peine de clémente. « Mais le jugement est étoffé. On voit que le juge a travaillé fort en regardant tous les principes de droit qui s'appliquent à ce type de cause », analyse-t-il.

« Mais malgré tout le respect que j'ai pour sa décision, je la trouve très clémente. »

De plus, le procureur de la poursuite doute du caractère dissuasif de cette peine.

Pour sa part, Me Blanchette s'est dit satisfait de la sentence, car elle rejoint sa suggestion faite lors des représentations sur la peine.

À la peine de 90 jours de prison les fins de semaine, le juge Bureau a précisé que Janick Brault-Fortier devra passer la nuit de samedi à dimanche incarcéré. Il devra aussi verser une somme de 5000 $ à deux organismes, soit (1000 $) au CAVAC et (4000 $) au Centre de réadaptation de l'Estrie.

Il devra accomplir 200 heures de travaux communautaires auprès de personnes handicapées ou victimes d'accident de la route. La sentence est frappée d'une interdiction de conduire pour une période de 18 mois après avoir purgé sa peine.

Le juge Bureau a dit avoir tenu compte de plusieurs facteurs pour trancher pour une peine les fins de semaine. La prison à temps plein aurait pu avoir des effets néfastes sur la vie familiale et le travail de Janick Brault-Fortier.

Il a rappelé toutefois la gravité des gestes posés par ce dernier. La victime dans cette affaire a vu ses habitudes de vie chamboulée en raison des blessures subies.

Concernant l'appel du verdict, Me Jean-Guillaume Blanchette a précisé qu'il allait formuler une requête pour suspendre la peine à la cour d'appel en attendant qu'elle rende sa décision dans ce dossier.

Aucune date n'a été fixée.

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