Dix-huit accusés toujours détenus à la suite de Muraille

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Les procureurs aux poursuites criminelles Me Caroline Meilleur et Me Stéphanie Landry

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(SHERBROOKE) Dix-huit accusés arrêtés dans le cadre de l'opération «Muraille» demeurent encore derrière les barreaux.

Le réseau de trafiquants de stupéfiants allégué de la région de Granby a été démantelé le 29 juin dernier dans le cadre de cette frappe policière. Trente-six individus ont été accusés au terme de l'opération où 54 personnes impliquées vraisemblablement dans l'approvisionnement, la distribution et le trafic de stupéfiants ont été arrêtées.

L'enquête sur remise en liberté des individus encore détenus a été fixée au 19 juillet prochain. Une semaine a été retenue pour la tenue de cette étape des procédures au palais de justice de Sherbrooke.

Les procureurs aux poursuites criminelles Me Stéphanie Landry et Me Caroline Meilleur ont annoncé que la présentation de la preuve commune à ces accusés durera environ quatre heures. Par la suite, le ministère public prendra une heure par accusé pour personnaliser la preuve à chacun.

Les avocats de la défense ont fait preuve d'une grande ouverture pour fixer les dossiers de leurs clients rapidement.

La grande majorité des individus sont accusés de complot pour trafic de cocaïne, méthamphétamine, MDMA, cannabis et haschich entre le 15 mars 2015 et le 29 juin 2016 à Granby, Repentigny, Brossard et ailleurs au Québec et en Ontario ainsi que de trafic de ces substances à Granby et ailleurs au Québec et en Ontario.

«Lors des perquisitions, plusieurs objets illictes ont été découverts que ce soit en matière d'armes à feu, d'armes prohibées ou de drogue chez les accusés. De nouvelles accusations seront portées pour faire un portrait global des individus lors des enquêtes sur remise en liberté». mentionne Me Landry.

Des avis de peine minimale de détention ont été déposés dans plusieurs dossiers, mercredi, devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

«Les avis de peines minimales ont été faits en présence des accusés en matière de trafic de cocaïne et de MDMA. La poursuite doit démontrer que le trafic a été fait en association avec une organisation criminelle pour pouvoir requérir la peine minimale d'une année», explique la procureure aux poursuites criminelles Me Stéphanie Landry.

Les têtes dirigeantes alléguées du réseau soit Richard Skinner de Cowansville, André Madore de Roxton Falls et Jean-Maurice Viens de Roxton Pound font partie de la liste de ceux qui restent détenus.

Éric Bissonnette, Éric Burgdorfer, Tony Chérubini, Nelson Murphy, Steevens Pedini, tous de Granby, Francis Lajoie de Saint-Alphonse-de-Granby ainsi que Viens, Skinner et Madore de même que le propriétaire du centre d'entraînement Nitro-Gym de Granby, Ghislain Morin, qui sont accusés de gangstérisme soit d'avoir commis un acte criminel au profit ou sous la direction ou en association d'une organisation criminelle sont encore détenus.

Des individus en lien avec les bandes de motards criminalisées soit Marc Bernatchez de Granby, qui serait membre en règle des Hells Angels en Ontario, Pascal Gaudreau relié aux Red Devils, alors que Nelson Murphy, affilié aux Devil Ghosts, demeurent aussi derrière les barreaux.

Michaël Coenen de Roxton Pound qui doit répondre d'accusations en lien avec la possession d'arme prohibée et à autorisation restreinte reste aussi en prison.

«Pour des raisons de commodité et de saine administration de la justice, les comparutions massives ont eu lieu à Sherbrooke. L'enquête sur remise en liberté se déroulera aussi à Sherbrooke. Pour la suite, nous allons voir si les procédures se poursuivront à Granby d'où les dossiers originent», mentionne Me Landry

Le ministère public a consenti à libérer Jonathan Parent, Daniel Dupuis, Éric Latreille, Stéphane Lussier et Éric Williams après qu'ils se soient engagés à respecter diverses conditions et à verser des montants variant de 2000 $ à 10 000 $.

Pascal Privé, défendu par Me Patrick Fréchette, subira son enquête sur remise en liberté en solo.Privé de Stukely-Sud est accusé de possession dans le but de trafic, possession d'arme sans être titulaire de permis et alors qu'il lui était interdit.

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