Attaque à la bouteille de bière: elle obtient la clémence du tribunal

Placé dans une position délicate où l'accusée d'un crime l'implore de garder... (Archives, La Tribune)

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(Sherbrooke) Placé dans une position délicate où l'accusée d'un crime l'implore de garder son emploi pour assurer le bien-être de son enfant, le tribunal a choisi de privilégier cette deuxième option, mardi, au palais de justice de Sherbrooke.

Une femme de 31 ans de Richmond a bénéficié de la clémence du tribunal en se voyant imposer une absolution conditionnelle pour une affaire de voies de fait armée et voies de fait causant des lésions.

L'accusée avait reconnu avoir lancé une bouteille de bière au visage de son ex-conjoint le 15 octobre 2015 au bar Justin Time de Richmond.

La victime dans cette affaire avait été coupée et garde encore une cicatrice entre les sourcils à la suite de ces gestes.

La femme à l'origine de cette agression était dans un état d'intoxication. Dès le lendemain, elle s'était excusée et avait tenté de dissuader le père de son enfant de retirer sa plainte, brisant ainsi ses conditions de remise en liberté.

Son avocat Me Christian Raymond a demandé au tribunal de prendre en considération l'intérêt véritable de sa cliente qui doit posséder un dossier judiciaire vierge pour conserver son emploi et subvenir aux besoins de son enfant de 6 ans.

La victime de cette affaire et père de l'enfant ne garde pas de rancoeur et ne souhaite pas se venger dans cette affaire.

Par la voix du procureur aux poursuites criminelles Me Régis Juneau-Drolet, le père a exprimé qu'il ne voulait pas que leur enfant subisse les conséquences des gestes de sa mère et ne lui souhaitait pas de mal.

Le ministère public n'a pas pu cependant consentir à l'imposition de la peine d'absolution conditionnelle.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a constaté les efforts faits par la mère pour vaincre son problème de dépendance. Il a aussi estimé que le fait qu'elle puisse conserver son emploi serait tout à l'intérêt de l'enfant.

Il a ainsi imposé une absolution conditionnelle dans le cadre d'une probation de trois ans, dont deux années avec suivi. L'accusée devra suivre les directives de l'agent de probation, particulièrement les directives en matière de toxicomanie et de violence. Elle devra poursuivre sa médication et suivre les recommandations de son médecin.

Durant sa période de probation, elle devra effectuer 200 heures de travaux compensatoires.

« J'espère que la situation va bien évoluer pour vous et votre enfant », a mentionné le juge Chapdelaine en rendant la peine à la femme de 31 ans.

En état d'ébriété au guichet automatique

Un individu de 43 ans de Sherbrooke aurait mieux fait de dégriser chez lui au lieu de se rendre au guichet automatique de la BMO de la rue King Est dans la nuit de lundi à mardi.

Des témoins ont remarqué que l'individu titubait alors qu'il se rendait à la succursale de la BMO pour y effectuer un retrait d'argent.

« Des policiers qui se trouvaient dans le secteur sont allés faire les vérifications. Ils ont remarqué la conduite erratique du suspect alors qu'il quittait le stationnement à bord de son véhicule », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Samuel Ducharme.

Lors des vérifications après l'arrestation de l'automobiliste, les policiers ont constaté qu'il s'agissait d'un récidiviste en matière de conduite avec les capacités affaiblies.

Conduit au quartier général du SPS, l'individu a enregistré un taux de 203 mg par 100 ml de sang soit plus du double de la limite permise par la loi.

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