Un Magogois se noie au lac Fraser

Un homme de 49 ans est décédé, mardi... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Un homme de 49 ans est décédé, mardi matin, en nageant de la rive du lac Fraser vers un rocher, dans une zone de baignade sans surveillance, au parc national du Mont-Orford.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(Orford) Une journée à la plage a viré au drame mardi matin alors qu'un Magogois de 49 ans, Martin Dubois, a perdu la vie dans une zone de baignade sans surveillance du lac Fraser, vraisemblablement victime d'une noyade.

Vers 11 h 45, les policiers de la Régie de police de Memphrémagog (RPM) ont été appelés à se rendre à la plage du camping du lac Fraser, au parc national du Mont-Orford, puisqu'un homme y était inconscient.

« Selon un témoin, l'homme nageait de la rive vers un rocher dans l'eau situé à environ 100 mètres lorsqu'il a cessé de nager et a commencé à s'enfoncer dans l'eau », rapporte Sylvain Guay, lieutenant de gendarmerie à la RPM.

« Le témoin qui l'accompagnait a crié au secours tout en tentant de garder l'homme hors de l'eau. Un plaisancier passant en chaloupe a porté secours à l'homme en le ramenant sur le rivage. »

Une sauveteuse du parc et un citoyen ont alors commencé des manoeuvres de réanimation qui ont continué à l'arrivée des ambulanciers et des policiers.

L'homme a été conduit au centre hospitalier de Magog où son décès a été constaté, précise M. Guay. Le coroner a été prévenu et les policiers enquêtent avec ce dernier afin de déterminer la cause exacte du décès.

«  Personne ne savait quoi faire  »

Nicolas Busque est le premier à avoir entamé les massages cardiaques sur la victime. Cet enseignant de l'école secondaire l'Odyssée de Valcourt se trouvait tout près de la plage lorsqu'un long sifflement a attiré son attention.

« J'étais à la guérite et je me disais que c'était sûrement un enfant qui s'amusait à siffler, et qu'il faudrait lui dire qu'on ne fait ça qu'en cas d'urgence, raconte-t-il. Mais quelqu'un est arrivé où j'étais et m'a dit qu'il y avait une noyade. Alors je me suis mis à courir vers les lieux. »

«J'étais un peu dans un état second. Je faisais les compressions... j'ai perdu des bouts.»


Selon M. Busque, le Magogois gisait sur la plage aux côtés d'une femme qui le connaissait et de quelques autres personnes.

« Une des choses qui m'a vraiment pris de court, c'est que quand je suis arrivé sur le site, les quatre ou cinq personnes qui étaient là étaient complètement sans moyens, dit-il. Ils ne savaient pas du tout quoi faire. Ç'a m'a vraiment déstabilisé. »

Ayant déjà été instructeur de réanimation cardiorespiratoire (RCR), l'enseignant a instinctivement commencé les manoeuvres en attente des secours.

« J'étais un peu dans un état second, confie-t-il. Je faisais les compressions... j'ai perdu des bouts. C'était la première fois que je le faisais pour de vrai, pas sur un mannequin. Il y a une sauveteuse de la plage qui est venue peut-être cinq minutes après que j'ai commencé les compressions. On travaillait en équipe. J'ai pompé pendant une demi-heure. »

« La sauveteuse, elle devait avoir environ 17 ans, mais elle a très bien fait ça, ajoute-t-il. Elle me donnait du feedback tout le long. Je demandais pour avoir un défibrillateur, mais il n'y en avait pas. Il semblerait qu'il y en a deux sur le site du parc, mais ils n'étaient pas accessibles. »

Nicolas Busque, toujours ébranlé par les événements de la journée, déplore qu'il ait été la seule personne sur le site à connaître les gestes de premiers secours.

« La formation RCR, c'est essentiel, insiste-t-il. Je suis enseignant, et à notre école, tout le monde l'a. Ça devrait être comme ça pour tout le monde. » 

Avec Claude Plante

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