Trente-quatre accusés restent détenus

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Les procureures aux poursuites criminelles au dossier Me Caroline Meilleur et Me Stéphanie Landry.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(Sherbrooke) André Madore de Roxton Falls, Richard Skinner de Cowansville et Jean-Maurice Viens de Roxton Pound sont accusés d'être les têtes dirigeantes alléguées du réseau de trafiquants de stupéfiants démantelé mercredi dans la région de Granby dans le cadre de l'opération « Muraille ».

Trente-six individus ont comparu devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke pour répondre à diverses accusations en lien avec ce réseau impliqué vraisemblablement dans l'approvisionnement, la distribution et le trafic de stupéfiants.

Éric Bissonnette, Éric Burgdorfer, Tony Cérubini, Nelson Murphy, Steevens Pedini, tous de Granby, Francis Lajoie de Saint-Alphonse-de-Granby ainsi que Viens, Skinner et Madore sont accusés de gangstérisme soit d'avoir commis un acte criminel au profit ou sous la direction ou en association d'une organisation criminelle.

Les procureurs aux poursuites criminelles Me Stéphanie Landry et Me Caroline Meilleur se sont opposé à la remise en liberté de 34 accusés. Ces dossiers ont été reportés au 6 juillet prochain pour fixer la date de l'enquête sur remise en liberté.

« En matière de drogues dures et de gangstérisme, il y a des renversements de fardeau. Étant donné que la plupart des accusés font face à ce type d'accusation et que les perquisitions ne sont pas toutes terminées, il y a des objections dans la plupart des cas. Le ministère public a consenti à remettre en liberté ceux pour qui il y avait des possibilités », explique Me Landry.

Dix accusés devraient être remis en liberté, jeudi, après s'être engagés à respecter diverses conditions.

La grande majorité des 33 personnes qui faisaient l'objet d'une dénonciation sont accusés de complot pour trafic de cocaïne, méthamphétamine, MDMA, cannabis et haschich entre le 15 mars 2015 et le 29 juin 2016 à Granby, Repentigny, Brossard et ailleurs au Québec et en Ontario ainsi que de trafic de ces substances à Granby et ailleurs au Québec et en Ontario.

Marc Bernatchez de Granby, qui serait membre en règle des Hells Angels en Ontario, figure aussi sur la liste des individus arrêtés qui font face à ces accusations. Pascal Gaudreau, Éric Williams et Jonathan Parent-Cazette, reliés aux Red Devils, alors que Nelson Murphy et Joey Rae, affiliés aux Devil Ghosts font partie de la liste des accusés.

Le propriétaire du centre d'entraînement Nitro-Gym de Granby, Ghislain Morin, figure aussi parmi les accusés arrêtés en marge de l'opération « Muraille ».

En plus de l'accusation de trafic de stupéfiants, Ghislain Morin est accusé d'avoir participé illégalement à une activité d'une organisation criminelle ou y a contribué dans le but d'accroître la capacité de l'organisation, ainsi que de possession et de trafic de stéroïdes, soit une accusation de gangstérisme.

Francis Lajoie de Saint-Alphonse-de-Granby est accusé de production de cannabis, alors que Michaël Coenen de Roxton Pound doit répondre d'accusations en lien avec la possession d'arme prohibée et à autorisation restreinte.

Détenu dans une autre affaire, Richard Gauthier est accusé de production de cannabis à Beaulac-Garthby entre le 13 octobre et le 23 novembre 2015.

Pascal Privé de Stukely-Sud est accusé de son côté de possession dans le but de trafic, possession d'arme sans être titulaire de permis et alors qu'il lui était interdit.

Il faut remonter aux comparutions de l'opération « kayak » en juin 2013 pour retrouver un nombre de comparutions de cette ampleur à Sherbrooke. Les procédures dans ce dossier sont encore devant le tribunal.

« Les mandats d'arrestation ont été émis dans le district judiciaire de Bedford, mais les comparutions ont lieu à Sherbrooke parce qu'il y avait beaucoup de détenus à déplacer. Le palais de justice de Sherbrooke était mieux adapté pour le nombre élevé de comparutions. Nous allons évaluer si des requêtes en changement de venue seront présentées pour la tenue d'un procès à Sherbrooke dans cette affaire », explique Me Caroline Meilleur.

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