Incendie mortel à Drummond : le coroner identifie des lacunes importantes

La thèse du feu de friture est confirmée pour expliquer la tragédie de la rue... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) La thèse du feu de friture est confirmée pour expliquer la tragédie de la rue Des Merisiers, à Drummondville, en juillet 2015. Dans son enquête à la suite du feu de l'immeuble à logements qui avait fait trois victimes, le coroner identifie des lacunes importantes lors de l'évacuation.

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Yvon Garneau

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Les victimes sont les locataires Pierre Garceau, 52 ans, Marcel Roy, 66 ans et Stéphane Vincent, 46 ans. Les victimes sont mortes d'asphyxie, précise le coroner Yvon Garneau, qui conclut à des décès accidentels.

Rappelons que l'incendie mortel de la rue des Merisiers est survenu dans la nuit du 22 au 23 juillet 2015. Plusieurs locataires s'étaient retrouvés à la rue. Un mouvement de solidarité a été lancé pour leur venir en aide.

Des techniciens en scène d'incendie et les enquêteurs de la Sûreté du Québec(SQ) s'étaient longuement attardés au logement où le feu avait pris naissance, au deuxième étage de l'édifice.

Ils avaient retiré des décombres des chaudrons pour les utiliser comme pièces à conviction. La piste du feu de cuisson était déjà étudiée.

Le rapport du coroner Garneau rejette les prétentions de certains résidants des alentours voulant que l'incendie ait été provoqué par la transformation de substances illicites, une hypothèse que n'a jamais confirmée la SQ.

Des fausses alarmes

Yvon Garneau conclut que le feu de cuisson s'est répandu très rapidement en raison de « certaines lacunes architecturales concernant les cages d'escalier ». Le feu pouvait circuler facilement à l'intérieur des murs d'un étage à l'autre. De plus, « l'évacuation n'a pas été optimale », écrit-il.

« Certains locataires n'ont pas cru au signal du système d'alarme. Il n'y avait aucun plan ni d'exercice d'évacuation de réalisés malgré l'existence de haut risque d'incendie à cet endroit. »

De fausses alarmes avaient eu lieu auparavant, ajoute-t-il. Des logements n'étaient pas équipés d'avertisseur d'incendie, ce qui est en infraction avec la règlementation municipale.

Le coroner Garneau recommande à la Direction de la Sécurité incendie du ministère de la Sécurité publique du Québec de mettre en place un programme de sensibilisation concernant les « bonnes pratiques » pour les feux de cuisson.

Il demande aussi à la Ville de Drummondville d'actualiser son schéma de couverture de risque en ce qui concerne les incendies dans des immeubles à logements et de faire respecter son règlement sur la présence et le fonctionnement des avertisseurs de fumée.

Les pompiers doivent poursuivre la sensibilisation auprès de la population sur l'importance d'évacuer un bâtiment en cas d'incendie.

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