Un infirmier du CHUS radié pour un an

Un infirmier qui travaillait à l'Hôpital Fleurimont du... (Archives, La Presse)

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Un infirmier qui travaillait à l'Hôpital Fleurimont du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Stéphane Gagné, est radié pour un an de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec parce qu'il s'est approprié frauduleusement des narcotiques dans l'exercice de ses fonctions.

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) Un infirmier qui travaillait à l'Hôpital Fleurimont du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Stéphane Gagné, est radié pour un an de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec parce qu'il s'est approprié frauduleusement des narcotiques dans l'exercice de ses fonctions.

Selon la plainte, M. Gagné se serait approprié à de « nombreuses reprises des narcotiques, notamment de la Morphine et du Dilaudid injectables, ainsi que des comprimés de Statex » pour sa consommation personnelle.

L'infirmier aurait également tenté de « dissimuler ces appropriations par l'inscription de fausses informations aux formulaires de contrôle de narcotiques, contrevenant à l'article 13 » de son code de déontologie.

Les événements qu'on reproche à M. Gagné se seraient déroulés entre les mois de janvier et mars 2015 à l'Hôpital Fleurimont du CHUS.

Le jour où il s'est fait prendre, l'homme de 48 ans a tout avoué, « pensant que cela pourrait lui permettre de conserver son emploi », peut-on lire dans la décision du Conseil de discipline de l'OIIQ. « Il se fait cependant congédier après une suspension de quelques semaines », précise-t-on.

Stéphane Gagné n'en était pas à ses premiers démêlés avec le Conseil de discipline de l'OIIQ. En 2008, il avait également été radié temporairement pour une période de 12 mois pour des gestes semblables d'appropriation de narcotiques et pour avoir « exercé sa profession dans un état susceptible de compromettre la qualité des soins et des services » entre 2001 et 2004.

Au moment d'imposer la sanction, le Conseil de discipline a tenu compte du fait que M. Gagné se dit sobre depuis 2004 sauf pour cette brève rechute de 2015, qu'il a fait une croix sur sa carrière d'infirmier et qu'il a conservé le soutien de sa famille dans cette épreuve. L'homme a également collaboré à l'enquête du syndic et présenterait peu de risque de récidive puisqu'il a quitté le milieu hospitalier.

Malgré tout, la sanction de radiation s'impose, écrit le Conseil de discipline, parce que la conduite de Stéphane Gagné « porte ombrage à l'ensemble de la profession ».

« Bien qu'il ait collaboré à l'enquête de la plaignante et ait plaidé coupable à la première occasion, il s'agit d'une question de confiance à l'égard de l'Ordre, de ses membres et du public », ajoute le Conseil.

La radiation temporaire est entrée en vigueur le 13 juin dernier pour une période d'un an.

Le Conseil de discipline de l'OIIQ a également prévu une limitation du droit d'exercice de Stéphane Gagné pour une période de deux ans à compter de sa réinscription au Tableau de l'OIIQ, afin qu'il ne puisse « accéder, manipuler ou administrer des préparations narcotiques ou toute autre drogue contrôlée » durant ce temps.

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