Langlois-Quirion plaide coupable en sanglots : «Je m'excuse»

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Jonathan Langlois-Quirion a été amené au palais de justice de Victoriaville jeudi matin.

La Tribune, Yanick Poisson

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(Victoriaville) Le Tingwickois Jonathan Langlois-Quirion a reconnu sa responsabilité dans l'accident de la route qui a coûté la vie de Nicolas Verville et d'Antoine Guillemette-Hamel, en plus de causer des blessures irréversibles à Gabriel Carrier, le 17 septembre 2015, sur la route 116 à Warwick.

Au volant d'une camionnette Ford F-150, l'homme de 25 ans s'est engagé dans la voie inverse afin de doubler quatre véhicules qui se trouvaient devant, et ce, même si la ligne était continue et ne permettait pas le dépassement à cet endroit.

« Le dépassement n'est pas permis parce qu'il y a une cote et qu'il n'est pas possible de voir de l'autre côté si une voiture s'amène en sens inverse. L'impact a eu lieu au sommet de la côte », explique la procureure de la Couronne Me Ann Marie Prince.

La collision a été d'une extrême violence, les deux occupants de la Volkswagen Golf qui s'amenait en sens inverse sont morts sur le coup. Le passager de la camionnette, Gabriel Carrier, a été conduit d'urgence au CHUS pour soigner de multiples fractures. Langlois-Quirion est celui qui s'en tire le mieux, mais conservera toujours des difficultés motrices.

 

6 ans de pénitencier?

En plus de plaider coupable à trois chefs de conduite dangereuse causant la mort, le Tingwickois a reconnu sa culpabilité relativement à une introduction par effraction et un vol commis en juin 2015, à l'utilisation de faux documents, ainsi qu'à un chef de supposition de personne relativement à un événement datant de juin 2015. Il a également été trouvé coupable de huit chef de bris d'engagement et de bris de probation.

Jonathan Langlois-Quirion n'en est effectivement pas à ses premiers démêlés avec la justice, lui qui a fait de la prison pour extorsion, il y a quelques années, en plus d'avoir été condamné à répétition pour possession de cannabis.

«Je suis conscient que ça a fait beaucoup de mal autour de moi.»


Me Prince et sa vis-à-vis de la défense, Me Claudia Chabot, ont négocié pendant plusieurs mois avant d'en venir à une suggestion commune. Elles estiment qu'il serait équitable que l'accusé passe les six prochaines années derrière les barreaux pour les crimes qu'il a commis.

Les criminalistes ont fait état d'une série de facteurs aggravants, dont le dossier de conduite peut reluisant de l'accusé, le jeune âge des victimes (elles avaient toutes deux 18 ans) et le fait que Langlois-Quirion devait se trouver chez lui au moment de l'accident.

 

« Je m'excuse »

Jonathan Langlois-Quirion n'a pu retenir ses sanglots au moment de s'adresser au juge Bruno Langelier afin d'exprimer ses remords en lien avec les événements. Il a indiqué qu'il devait vivre avec les conséquences de ses gestes sur une base quotidienne et qu'il regrettait amèrement les gestes posés.

« Je suis conscient que ça a fait beaucoup de mal autour de moi. La douleur qui m'habite depuis cette journée est insupportable. Chaque fois que je ferme les yeux, j'entends les cris de mon ami qui se tord de douleur. Je m'excuse. Je m'excuse aux parents des victimes, à mon ami et à mes parents qui doivent subir tout ça », dit-il.

Le juge Bruno Langelier a choisi de prendre la cause en délibéré avant de rendre une décision. Il a toutefois admis que la suggestion qui lui était faite n'était pas déraisonnable et qu'il devait avoir une bonne raison pour ne pas l'entériner. Il devra notamment se pencher sur l'interdiction de conduire de l'accusé après sa libération. La Couronne espère trois ans, alors que la défense demande deux ans.

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