Le suicide de Serge Leclerc servira de leçon au Centre de détention

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Le suicide de Serge Leclerc servira de leçon. Le ministère de la Sécurité publique a analysé les circonstances du décès et a pris bonne note des recommandations de la coroner Chantal Bernier afin d'apporter les ajustements qui s'imposaient et améliorer ses pratiques.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Sherbrooke) Le suicide de Serge Leclerc servira de leçon. Le ministère de la Sécurité publique a analysé les circonstances du décès et a pris bonne note des recommandations de la coroner Chantal Bernier afin d'apporter les ajustements qui s'imposaient et améliorer ses pratiques.

Ainsi, toutes les procédures en matière de surveillance à l'établissement ont été révisées, particulièrement celles se rapportant aux mesures d'attention spéciale.

« Sachez que le ministère prend très au sérieux ce type d'événement, assure la porte-parole du MSP Alexandra Paré. D'ailleurs, un programme de prévention du suicide est en place depuis 1990 dans tous les établissements de détention du Québec. Ce programme a été bonifié en 2008. Depuis, un dépistage systématique du risque suicidaire à l'admission des personnes incarcérées est réalisé dans chaque établissement de détention. Une seconde évaluation permet d'évaluer la dangerosité d'un passage à l'acte suicidaire ».

Mme Paré précise que, si l'hospitalisation d'une personne incarcérée est toujours possible lorsqu'un médecin en fait la recommandation, ce n'a pas été le cas dans le dossier de M. Leclerc. On ne peut donc pas blâmer l'établissement pour cette circonstance.

« L'établissement de détention a tout de même établi une entente avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de Sherbrooke afin de définir un mécanisme d'échange d'information entre le service de santé et le médecin pour faciliter ce type de référence », précise-t-elle.

La porte-parole ajoute que toutes les personnes identifiées à risque sont prises en charge et bénéficient de mesures de suivi qui peuvent varier selon leurs besoins. Des équipes d'intervention spécialisées en prévention du suicide sont constituées dans chacun des établissements et plusieurs membres du personnel reçoivent chaque année la formation en prévention du suicide offerte, depuis 2010, par l'Association québécoise de prévention du suicide.

Rappelons que, déterminé à en finir avec la vie, le Drummondvillois Serge Leclerc s'est étouffé volontairement avec une pomme, au beau milieu de la nuit du 29 novembre, alors qu'il croupissait dans sa cellule du Centre de détention de Sherbrooke. Le sexagénaire avait exprimé à plusieurs reprises son intention de mettre fin à ses jours et les autorités avaient pris la menace au sérieux, le plaçant dans une cellule d'isolement munie d'une caméra. On lui a également fourni du matériel anti-suicide et on lui avait fait une fouille à nu afin de s'assurer qu'il n'apportait pas d'effet personnel avec lui. Ces précautions n'ont toutefois pas suffi.

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