Un passeur d'immigrants allégué bénéficie d'un arrêt des procédures

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Pajazitaj avait été arrêté à Stanstead le 26 janvier 2012 lors d'un épisode où plusieurs immigrants avaient demandé l'asile politique.

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(Sherbrooke) Accusé d'avoir fait entrer illégalement des immigrants au pays, Azllan Pajazitaj a bénéficié d'un arrêt des procédures dans son dossier à Sherbrooke.

Le procureur aux poursuites criminelles fédéral, Me Guy Fontaine, a déposé un arrêt des procédures dans le dossier de cet individu originaire d'Albanie.

Pajazitaj avait été arrêté à Stanstead le 26 janvier 2012 lors d'un épisode où plusieurs immigrants avaient demandé l'asile politique.

Les immigrants illégaux avaient franchi la frontière par des routes non gardées à Stanstead.

C'est une information du Border Patrol du Vermont qui avait permis aux autorités canadiennes de procéder à l'arrestation de Azllan Pajazitaj en territoire canadien.

Une importante somme d'argent comptant, soit 9900 $, avait été trouvée sur lui.

Même s'il a libéré l'individu des accusations, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a cependant ordonné, mardi, la confiscation de cette somme.

« Nous avons réévalué le dossier et avons décidé de demander un arrêt des procédures. Ce n'est pas inhabituel. C'est la prérogative de la poursuite », mentionne Me Fontaine.

L'accusé avait passé près de deux mois derrière les barreaux avant que son avocat Me Alexandre Caissie réussisse à convaincre le tribunal de le remettre en liberté sous conditions.

Azllan Pajazitaj était accusé de faire partie d'un réseau de passeurs d'immigrants qui effectuaient leur recrutement auprès des communautés culturelles tant au Canada qu'aux États-Unis pour les aider à traverser illégalement la frontière afin de demander le statut de réfugié de l'autre côté de la frontière lorsqu'ils ont épuisé leurs recours soit au Canada ou aux États-Unis. Un montant d'argent serait réclamé avant de traverser la frontière, puis un autre de l'autre côté.

Deux Américains incarcérés pour importation illégale d'arme

Deux Américains se retrouvent derrière les barreaux à Sherbrooke et le tribunal refuse de les remettre en liberté après qu'ils aient omis de déclarer des armes chargées aux douanes canadiennes.

Le Californien Jonathon Bryce Darcangelo a vu sa demande de remise en liberté sous conditions être rejetée par le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke, mercredi.

L'individu de 26 ans est accusé d'avoir tenté d'importer illégalement une arme à feu chargée au Canada, le 2 juin dernier, au poste frontalier d'East Hereford.

Le lendemain, 3 juin, c'est un homme originaire du Texas qui a été intercepté au poste frontalier de Woburn avec une arme à feu. Spencer Truesdell gardait une arme chargée dans un tiroir sous le lit de sa roulotte. Son avocat, Me Patrick Fréchette, n'a pas encore déterminé le moment de l'enquête sur remise en liberté.

Les accusations portées par les procureurs aux poursuites criminelles fédérales, Me Andréanne Côté et Me Catherine Legault, sont passibles d'une peine de prison minimale de trois ans.

Les deux avocats de la défense, Me Alexandre Tardif pour Darcangelo et Me Patrick Fréchette pour Truesdell, ont entrepris des discussions avec la poursuite dans ces deux dossiers similaires. Les deux accusés reviendront devant le tribunal le 10 juin prochain.

Un revolver de calibre .38 chargé de six balles, des munitions et une bonbonne de poivre de Cayenne ont été trouvés dans le véhicule de Jonathon Bryce Darcangelo.

Ce dernier a mentionné à l'agent de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) passer par le Canada pour ressortir à Niagara Falls et ne pas posséder d'arme. C'est lors de la fouille secondaire que l'arme a été trouvée.

Jonathon Bryce Darcangelo n'a pas réussi à se décharger de son fardeau de garantir qu'il allait se présenter au tribunal pour régler son dossier devant le tribunal.

Étant donné la gravité objective du crime qui prévoit une peine minimale importante, le juge estime que la garantie de 5000 $ offerte n'était pas suffisante pour garantir son retour à Sherbrooke pour régler son dossier criminel.

«Même si la garantie avait été doublée ou triplée, elle est insuffisante dans les circonstances», estime le juge Chapdelaine.

Devant cet état de fait, l'avocat de la défense a insisté pour que le procès de son client se déroule le plus rapidement possible.

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