Attaque au Pharmaprix: la SPA euthanasie le bull terrier

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La Société protectrice des animaux (SPA) de l'Estrie a dû procédé à l'euthanasie du bull terrien ayant attaqué trois employés du Pharmaprix afin d'« assurer la sécurité du public et des autres animaux ».

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(Sherbrooke) Le bull terrier qui a attaqué trois employés du Pharmaprix de Rock Forest le 24 mai dernier a dû être euthanasié par la Société protectrice des animaux (SPA) de l'Estrie après que son évaluation comportementale eut indiqué un degré de dangerosité élevé.

Rappelons que le chien s'en était pris aux employés alors que ceux-ci profitaient de leur pause à l'extérieur de la pharmacie sur l'heure du midi. Le bull terrier avait échappé à la surveillance de sa propriétaire et n'était donc pas tenu en laisse. Aucune des trois victimes n'a accepté de raconter sa version des faits à La Tribune.

Comme le stipule le règlement relatif aux chiens dangereux de la Ville de Sherbrooke, l'animal a dû être soumis à une évaluation comportementale de la SPA dans les 72 heures suivant sa saisie.

« Notre spécialiste en comportement canin a procédé à l'évaluation comportementale du chien le 26 mai dernier, et les résultats de l'évaluation ont révélé un niveau de dangerosité élevé. Donc, afin d'assurer la sécurité du public et des autres animaux, c'est l'euthanasie qui a été recommandée », indique Cathy Bergeron, responsable des communications à la SPA de l'Estrie.

L'évaluation comportementale de la SPA prend en compte plusieurs facteurs tels que les caractéristiques physiques de l'animal (poids, état de santé), ses caractéristiques psychologiques (attirance sociale, capacité d'adaptation, niveau de vigilance et de réactivité), les circonstances de l'événement (agression offensive ou défensive, prévisible ou non) et le comportement de la personne qui a été mordue.

« Lorsque j'évalue un animal, je ne fais jamais quoi que ce soit pour le provoquer, explique l'intervenante en comportement canin Marie-Josée Audet. (...) Une fois tous les facteurs analysés, je me sers de la grille élaborée par le Dr Joël Dehasse pour noter le degré de dangerosité du chien et faire les recommandations associées à ce degré. »

Pas de contestation

« La propriétaire du chien a reçu le rapport d'évaluation et la recommandation qui en découlait. C'était dans son droit de contester la décision, mais elle ne l'a pas fait, mentionne Cathy Bergeron. Elle n'a pas souhaité procéder à une contre-expertise, donc à ce moment-là, nous avons procédé à l'euthanasie du chien vendredi dernier. »

Si la gardienne avait désiré contester le verdict de la SPA, elle aurait pu mandater un spécialiste canin de son choix pour procéder à une seconde évaluation du chien, dans un délai maximal de cinq jours.

Depuis le début de l'année 2016, treize cas de morsures de chien ont été traités par la SPA de l'Estrie, dont huit s'étant produit à Sherbrooke. De ce nombre, un seul animal a dû être euthanasié, soit le bull terrier.

« La population peut être assurée que la Ville de Sherbrooke dispose vraiment d'un excellent règlement concernant les chiens dangereux, et nous, à la SPA, on s'assure de l'appliquer à la lettre, affirme Mme Bergeron. Que l'animal ait tenté de mordre ou ait mordu, avec ou sans lacération, c'est la même procédure qui s'enclenche. »

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