Des adolescents plongés dans la spirale des sextos

Décrochage, dépression, tentative de suicide, les conséquences de... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) Décrochage, dépression, tentative de suicide, les conséquences de l'auto-exploitation sexuelle juvénile (sexting) peuvent être désastreuse pour les victimes.

Des adolescents, la plupart du temps de jeunes filles, font parvenir des photos d'elles dans des positions suggestives ou nue à leur amoureux du moment ou à une connaissance. Une fois la relation terminée ou les mois écoulés, les photos sont partagées faisant plonger non seulement la victime dans une spirale d'intimidation, mais aussi dans un processus criminel à tous ceux qui touchent à ces photos de pornographie juvénile.

Sans détenir de statistique exacte, le Service de police de Sherbrooke est appelé à intervenir au moins une fois par semaine relativement au phénomène des sextos où ce sont les victimes qui tombent volontairement dans un tel piège.

«Nous avons régulièrement à intervenir dans des cas où des adolescentes sont prises dans de telles affaires. Elles ont envoyé des photos de leurs seins ou leur partie génitale à une personne de confiance. Le contexte des amours éphémères peut expliquer que de telles photos soient partagées. Mais il y a aussi le fait de vouloir être accepté, les menaces ou même le paiement de dettes de drogue qui peuvent expliquer l'envoi de telles photos», explique le porte-parole du SPS, Samuel Ducharme.

Le fait d'accéder à ce contenu illégal à partir de 12 ans constitue une infraction criminelle de possession de pornographie juvénile. La personne qui prend les photos peut être accusée de production de pornographie juvénile, alors que celle qui partage de telles photos peut être accusée de distribution de pornographie juvénile.

«Nous pouvons effectivement parler de fléau. Les conséquences psychologiques peuvent être très grandes», indique le porte-parole du SPS.

Le SPS invite les parents à discuter du phénomène avec leur adolescent avant que ceux-ci ne s'y trouvent plongés.

«Peu de victimes portent plainte. Nous sommes dans un type de phénomène où les victimes ont honte de s'y retrouver en raison sensiblement des mêmes facteurs que les agressions sexuelles. Il ne faut pas hésiter à dénoncer. Il y a de l'aide», assure le porte-parole du SPS.

Samuel Ducharme recommande aux parents des sites comme www.cyberaide.ca ou www.aidezmoisvp.ca pour obtenir de l'information ou de l'aide au sujet de l'auto exploitation sexuelle juvénile. Le site aidezmoisvp.ca vient en aide à des jeunes qui sont confrontés à la diffusion par d'autres jeunes d'une photo ou d'une vidéo à caractère sexuel.

«Nos policiers de la division de sécurité des milieux font de la prévention dès le début du secondaire. Tous les élèves sont rencontrés à ce sujet», mentionne le porte-parole du SPS.

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